Prévenir dermite estivale cheval avec couverture anti-dermite

Prévenir la dermite estivale chez le cheval : gestes simples et erreurs à éviter

La prévention de la dermite estivale chez le cheval doit commencer avant l’apparition des fortes démangeaisons.

La dermatite estivale récidivante des équidés (DERE) est une réaction d’hypersensibilité principalement provoquée par les allergènes présents dans la salive de petits moucherons du genre Culicoides. Chez un cheval sensible, les piqûres déclenchent un prurit parfois intense, puis les frottements provoquent crins cassés, dépilation, croûtes et lésions cutanées.

Une fois ce cercle installé, la maladie devient plus difficile à contrôler.

À retenir : chez un cheval déjà connu pour présenter une DERE, il est préférable de mettre en place la protection avant les premiers signes plutôt que d’attendre qu’il commence à se gratter.

L’IFCE souligne que la gestion est plus efficace lorsqu’elle débute précocement, dès le retour des conditions favorables aux Culicoides et avant le développement des lésions. 

Pour comprendre les symptômes, les causes et le diagnostic de cette maladie, consultez notre guide complet sur la dermite estivale chez le cheval.


Prévenir la dermite estivale cheval : quelles sont les mesures prioritaires ?

La prévention repose principalement sur la réduction des piqûres d’insectes.

Aucune mesure unique ne protège parfaitement tous les chevaux. Les meilleurs résultats sont généralement obtenus en associant plusieurs moyens adaptés au cheval et à son environnement :

  • protection physique par une couverture adaptée ;
  • adaptation des horaires de sortie ;
  • mise à l’abri pendant certaines périodes ;
  • ventilation ;
  • choix d’un environnement moins favorable aux Culicoides ;
  • utilisation raisonnée de produits insecticides ou répulsifs adaptés ;
  • surveillance quotidienne de la peau et des équipements.

Cette approche combinée correspond aux recommandations actuelles de gestion de la DERE. 


1. Commencer la prévention suffisamment tôt

C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquentes : attendre que le cheval ait déjà détruit sa crinière avant d’installer une protection.

Chez un cheval dont la DERE est connue, la stratégie doit idéalement être préparée avant la saison habituelle des symptômes.

Les Culicoides sont actifs lorsque les conditions climatiques leur deviennent favorables. L’IFCE indique qu’en France la gestion doit commencer dès le début du printemps, lorsque les températures dépassent approximativement 10 °C. Cette période doit cependant être adaptée au climat local : dans les régions plus chaudes, l’activité des insectes peut commencer plus tôt et durer plus longtemps. 

Il est donc préférable de se baser sur :

  • l’historique du cheval ;
  • la météo locale ;
  • la période d’apparition des symptômes les années précédentes ;
  • la présence d’insectes dans l’environnement.

Si le cheval commence habituellement à se gratter en avril, la protection ne doit pas débuter fin avril.

Elle doit être installée avant.


2. Utiliser une couverture réellement adaptée à la DERE

Une couverture intégrale adaptée constitue l’une des principales barrières physiques contre les piqûres.

Elle doit offrir une protection suffisamment étendue, notamment sur :

  • l’encolure ;
  • la crinière ;
  • le corps ;
  • le ventre ;
  • la croupe ;
  • la base de la queue.

Selon les besoins du cheval, une protection de la tête et des oreilles peut également être utile.

L’IFCE recommande une couverture moustiquaire intégrale à maillage fin couvrant notamment le ventre, avec une utilisation pendant les périodes à risque. 

Une couverture anti-mouches classique suffit-elle ?

Pas nécessairement.

Les Culicoides ne mesurent que quelques millimètres. Une couverture destinée principalement aux grosses mouches ne possède pas toujours un maillage ou une couverture corporelle adaptés à la DERE.

Pour un cheval réellement sensible, il vaut mieux privilégier un modèle conçu spécifiquement pour cette utilisation.

Notre guide sur les couvertures anti-mouches pour chevaux permet de mieux comprendre les différents types de protections disponibles.

dermite estivale cheval

3. Vérifier la couverture tous les jours

Une excellente couverture peut devenir contre-productive lorsqu’elle est mal ajustée.

Chaque jour, vérifiez :

  • le garrot ;
  • les épaules ;
  • l’encolure ;
  • le poitrail ;
  • le ventre ;
  • la base de la queue ;
  • les attaches.

Recherchez :

  • frottements ;
  • zones humides ;
  • plis ;
  • déchirures ;
  • couture irritante ;
  • accumulation de saletés.

Cette surveillance est particulièrement importante chez un cheval déjà prurigineux, qui peut rapidement détériorer sa couverture en se frottant.

L’IFCE attire également l’attention sur le fait qu’une couverture humide après la pluie peut maintenir l’humidité contre la peau et favoriser des complications cutanées. 

Il faut donc surveiller simultanément l’efficacité contre les insectes et la tolérance cutanée de la protection.


4. Un masque anti-mouches est-il utile ?

Un masque peut compléter la protection lorsqu’un cheval est particulièrement gêné au niveau :

  • de la tête ;
  • du front ;
  • autour des yeux ;
  • des oreilles.

Certains modèles comportent des protections auriculaires.

Le masque doit rester :

  • propre ;
  • correctement ajusté ;
  • suffisamment éloigné des yeux ;
  • non abrasif ;
  • bien toléré par le cheval.

Il constitue cependant un complément, pas la mesure principale contre une DERE dont les lésions concernent principalement la crinière, le dos, la queue ou le ventre.

Consultez notre guide Masque anti-mouche cheval : comment choisir ?


5. Adapter les horaires de sortie

Les Culicoides ne présentent pas la même activité pendant toute la journée.

L’IFCE décrit une activité particulièrement importante au crépuscule, avec selon les espèces une activité également nocturne et matinale. Merck indique également une activité maximale avant et autour du crépuscule. 

Pour un cheval fortement atteint, il peut donc être utile de :

  • réduire les sorties aux heures les plus à risque ;
  • rentrer le cheval avant une période connue de forte activité ;
  • privilégier les périodes plus venteuses lorsque cela est compatible avec son mode de vie ;
  • adapter quotidiennement l’organisation à la météo.

Faut-il systématiquement rentrer le cheval toute la nuit ?

Pas nécessairement.

L’activité dépend :

  • des espèces de Culicoides présentes ;
  • de la région ;
  • de la température ;
  • du vent ;
  • de l’humidité.

L’objectif n’est pas de suivre une heure arbitraire, mais de réduire l’exposition pendant les périodes réellement favorables aux insectes.


6. Une écurie peut-elle protéger le cheval ?

Oui, dans certaines conditions.

Les Culicoides vivent principalement à l’extérieur et pénètrent relativement peu dans certains bâtiments. L’IFCE cite donc la rentrée des chevaux à l’intérieur pendant les périodes de forte activité comme une mesure préventive utile. 

Cependant, un box chaud, mal ventilé et inconfortable n’est évidemment pas une bonne solution.

L’environnement intérieur doit rester :

  • bien ventilé ;
  • propre ;
  • confortable ;
  • suffisamment frais ;
  • compatible avec le bien-être du cheval.

7. Les ventilateurs sont-ils utiles ?

Écurie ventilée pour limiter l’exposition du cheval aux moucherons responsables de la dermite

Oui, ils peuvent constituer une aide intéressante.

Les Culicoides ont des capacités de vol limitées lorsque le courant d’air devient suffisamment important.

Un ventilateur correctement positionné peut :

  • compliquer l’entrée des insectes ;
  • limiter leur atterrissage sur le cheval ;
  • rendre leur repas sanguin plus difficile.

L’IFCE recommande notamment des ventilateurs à vitesse élevée au niveau des entrées de bâtiments, tandis que Merck cite également les ventilateurs parmi les mesures permettant de réduire l’exposition. 

Sécurité du ventilateur

Il doit évidemment être :

  • solidement fixé ;
  • inaccessible au cheval ;
  • protégé contre les projections et les chocs ;
  • équipé d’une installation électrique adaptée à l’environnement de l’écurie.

Le courant d’air ne doit pas non plus servir d’excuse à une ventilation générale insuffisante du bâtiment.


8. Les moustiquaires peuvent-elles arrêter les Culicoides ?

Certaines moustiquaires très fines peuvent réduire leur passage.

Mais il existe une difficulté : les Culicoides sont extrêmement petits.

L’IFCE évoque des maillages très fins pour les ouvertures des boxes, tout en soulignant qu’ils peuvent réduire considérablement la circulation de l’air et la luminosité. 

La moustiquaire doit donc être considérée comme une option complémentaire plutôt que comme une solution universelle.

Dans une écurie chaude, il ne faut pas dégrader la ventilation pour gagner une protection théorique contre les insectes.


9. Choisir un environnement moins favorable aux Culicoides

Le milieu de vie influence fortement l’exposition.

Les larves de Culicoides se développent notamment dans des substrats humides ou semi-aquatiques.

L’IFCE décrit parmi les milieux favorables :

  • sols humides ou argileux ;
  • mares ;
  • étangs ;
  • rives ;
  • marais ;
  • ornières ;
  • vase ;
  • zones boueuses ;
  • certaines fumières.

Les sols bien drainés et les environnements plus exposés au vent leur sont moins favorables. 

Lorsque cela est possible, un cheval très sensible bénéficiera donc davantage : d’un paddock sec, bien drainé et relativement aéré que d’une parcelle humide, abritée du vent et proche d’une zone marécageuse.

Environnement humide et paddock sec pour prévention de la dermite estivale

10. Faut-il supprimer toutes les zones d’eau ?

Non.

Il faut distinguer les besoins normaux du cheval de la gestion des zones favorables aux insectes.

L’abreuvoir doit évidemment rester disponible en permanence.

L’objectif est plutôt de limiter :

  • les débordements permanents autour des abreuvoirs ;
  • les zones boueuses persistantes ;
  • les récipients inutiles contenant de l’eau ;
  • les problèmes de drainage ;
  • les accumulations de matière organique humide.

Il ne faut pas supprimer ou réduire l’accès du cheval à l’eau potable dans l’espoir de lutter contre les insectes.


11. Quelle importance donner à la fumière ?

Une fumière peut constituer un environnement favorable lorsque de la matière organique humide s’y accumule.

L’IFCE la cite parmi les habitats pouvant favoriser la présence de Culicoides et recommande d’éviter, lorsque cela est possible, les prés à proximité immédiate de zones humides ou de fumières. 

Une bonne gestion comprend notamment :

  • évacuation régulière ;
  • limitation des écoulements ;
  • choix approprié de l’emplacement ;
  • maintien des zones de vie aussi propres et sèches que possible.

Cela ne signifie toutefois pas que le fumier est « la cause » de la DERE.

La maladie reste une hypersensibilité aux piqûres d’insectes chez un cheval prédisposé.


12. Les répulsifs sont-ils utiles pour prévenir la dermite estivale ?

Ils peuvent compléter la protection physique.

Leur efficacité dépend notamment :

  • de la substance active ;
  • de la concentration ;
  • de la formulation ;
  • de la transpiration ;
  • de la pluie ;
  • de la fréquence d’application.

Les pyréthrinoïdes font partie des substances utilisées contre les insectes piqueurs chez les chevaux ; l’IFCE rapporte une efficacité des pyréthrinoïdes comme la perméthrine dans ce contexte. 

Mais cela ne signifie pas qu’il faut préparer soi-même des concentrations ou multiplier les pulvérisations.

Il faut :

  • utiliser un produit autorisé et adapté aux chevaux ;
  • suivre strictement les indications du fabricant ;
  • respecter les précautions pour l’utilisateur et l’environnement ;
  • éviter l’application inappropriée sur une peau lésée ;
  • demander conseil au vétérinaire en cas de doute.

Les pyréthrinoïdes sont notamment très toxiques pour les organismes aquatiques : leur utilisation doit donc rester raisonnée. 


13. Faut-il pulvériser des insecticides dans toute l’écurie et l’environnement ?

Pas de manière systématique.

La réglementation, l’efficacité et les risques environnementaux dépendent fortement du produit.

L’IFCE déconseille la pulvérisation non ciblée d’insecticides dans l’environnement, notamment en raison d’une efficacité discutable et des conséquences écologiques potentielles. 

Par conséquent, évitez les stratégies du type :

« Je pulvérise tout le paddock ou toute l’écurie avec un insecticide. »

Les traitements environnementaux éventuels doivent être utilisés uniquement lorsqu’un produit possède une indication appropriée et conformément à sa réglementation.


14. Les répulsifs naturels et huiles essentielles préviennent-ils la DERE ?

Le niveau de preuve est insuffisant pour les considérer comme une stratégie principale.

L’IFCE souligne qu’aucune étude chez le cheval n’a évalué l’efficacité de nombreux répulsifs à base d’huiles essentielles tels que citronnelle, géraniol, lavande ou menthe dans ce contexte. 

Cela ne permet pas d’affirmer qu’ils sont tous inefficaces.

Mais cela signifie qu’ils ne doivent pas remplacer une protection physique et environnementale dont l’intérêt est mieux établi.

De plus, une substance dite « naturelle » peut provoquer :

  • irritation ;
  • réaction cutanée ;
  • mauvaise tolérance.

Une peau déjà excoriée doit être particulièrement protégée des mélanges artisanaux.


15. Faut-il mettre de l’huile ou un corps gras sur la crinière et la queue ?

L’application d’huile ou d’un corps gras sur la crinière et la queue ne doit pas être considérée comme une stratégie principale de prévention.

L’IFCE indique que l’utilisation de corps gras pour empêcher les piqûres est peu efficace et peut présenter un risque de lésions cutanées ou de brûlures. 

Une couche grasse ne remplace donc pas :

  • une couverture appropriée ;
  • une gestion des horaires ;
  • un environnement adapté ;
  • un produit répulsif ou insecticide validé lorsqu’il est indiqué.

16. Les compléments alimentaires peuvent-ils prévenir une crise ?

Une ration équilibrée est importante pour maintenir une peau et un pelage normaux.

Mais aucun complément alimentaire ne remplace la protection contre les piqûres de Culicoides.

Les oméga-3, oméga-6 et différents compléments « peau » sont fréquemment proposés, mais les données disponibles ne permettent pas de les considérer comme une stratégie principale de prévention de la DERE.

Ils ne doivent donc pas détourner le propriétaire des mesures ayant l’impact le plus important :

réduction de l’exposition + protection physique + surveillance.

Pour les données concernant les compléments et les traitements médicaux, consultez notre article Traitement de la dermite estivale chez le cheval.


Routine pratique pour un cheval connu comme atteint de DERE

Avant le début de la saison à risque

Préparez :

  • la couverture adaptée ;
  • une couverture de rechange si nécessaire ;
  • le masque éventuel ;
  • l’organisation des horaires de sortie ;
  • le fonctionnement et la sécurité des ventilateurs ;
  • les parcelles les moins humides ;
  • les produits répulsifs ou insecticides adaptés si nécessaires.

Vérifiez également l’état de la peau et photographiez les zones habituellement atteintes.

Ces photographies constituent une référence utile pour détecter très tôt une récidive.


Chaque jour

Contrôlez :

  • la crinière ;
  • l’encolure ;
  • le garrot ;
  • la croupe ;
  • la base de la queue ;
  • le ventre ;
  • les oreilles et la tête lorsque le cheval est habituellement atteint à ces endroits.

Recherchez :

  • nouvelles papules ;
  • crins cassés ;
  • petites zones dépilées ;
  • début de frottement ;
  • rougeur ;
  • croûtes ;
  • changement de comportement.

Vérifiez également l’intégrité de la couverture et du masque.


Selon la météo

Renforcez la vigilance pendant les périodes :

  • chaudes ;
  • peu venteuses ;
  • favorables aux insectes ;
  • proches du crépuscule.

Les Culicoides supportent mal les vents forts, tandis que certaines conditions chaudes avec peu de vent favorisent leur activité. 

La routine doit donc pouvoir évoluer quotidiennement.


Comment savoir si la prévention fonctionne ?

Une bonne prévention ne signifie pas nécessairement qu’aucun insecte n’atteindra jamais le cheval.

L’objectif est de réduire suffisamment l’exposition pour limiter ou empêcher la réaction clinique.

Les bons indicateurs sont notamment :

  • absence ou diminution du grattage ;
  • crinière qui reste intacte ;
  • absence de nouvelles excoriations ;
  • queue moins frottée ;
  • absence d’extension des lésions ;
  • comportement plus calme ;
  • moins de besoin de traitements anti-inflammatoires.

Prenez régulièrement des photographies des mêmes zones pour comparer l’évolution.


Que faire dès les premiers signes ?

Un cheval déjà diagnostiqué comme DERE qui commence malgré tout à se gratter doit bénéficier d’un renforcement immédiat de sa protection contre les insectes.

Vérifiez notamment :

  • si la couverture protège réellement toutes les zones nécessaires ;
  • si elle est déchirée ;
  • si les horaires sont toujours adaptés ;
  • si la pression des insectes a augmenté ;
  • si le cheval a changé de parcelle ;
  • si de nouvelles zones humides sont apparues.

Si le prurit devient important ou si des lésions apparaissent, la prévention seule peut ne plus suffire.

Consultez alors notre article consacré au traitement de la dermite estivale chez le cheval.


Quand faut-il appeler le vétérinaire ?

Un avis vétérinaire est indiqué si :

  • le cheval n’a jamais été diagnostiqué auparavant ;
  • les lésions apparaissent pour la première fois ;
  • le prurit devient important malgré la prévention ;
  • le cheval se blesse en se grattant ;
  • les lésions deviennent étendues ;
  • un écoulement, une chaleur importante ou une douleur apparaît ;
  • le cheval perd du poids ou devient très agité ;
  • les symptômes persistent en dehors de la saison habituelle ;
  • plusieurs chevaux développent simultanément des lésions ;
  • les mesures habituelles ne fonctionnent plus.

Un cheval qui se gratte n’est pas nécessairement atteint de DERE.

Poux, acariens, oxyures, dermatophytose, allergies, infections et autres dermatoses peuvent produire des signes proches.

Consultez également notre guide Cheval qui se gratte : quand s’inquiéter ?


Les erreurs fréquentes dans la prévention de la dermite estivale

Attendre que le cheval commence à se gratter

C’est l’erreur principale.

Chez un cheval connu comme atteint, prévenir vaut mieux que rattraper une crise déjà installée.


Utiliser uniquement un spray répulsif

Un répulsif peut aider mais il est rarement suffisant seul chez un cheval fortement sensible.


Installer une couverture trop tard

Lorsque le cheval se gratte déjà intensément, il peut rapidement déchirer la couverture et continuer à traumatiser sa peau.

L’IFCE souligne ce problème dans ses recommandations. 


Laisser une couverture humide en permanence

La protection contre les insectes ne doit pas créer un autre problème cutané.

Après pluie ou transpiration importante, vérifiez la peau et la couverture.


Négliger l’environnement

Une excellente couverture ne compensera pas toujours une très forte exposition dans un environnement extrêmement favorable aux Culicoides.


Multiplier les remèdes artisanaux

Plusieurs huiles, sprays ou substances appliqués successivement peuvent irriter la peau et rendre plus difficile l’identification de ce qui fonctionne réellement.


Confondre toutes les démangeaisons avec une DERE

Une absence de réponse à une prévention correctement appliquée doit inciter à reconsidérer le diagnostic, plutôt qu’à ajouter toujours plus de produits.

Cheval qui se gratte la base de la queue, signe possible de dermite estivale

Tableau récapitulatif de prévention

MesureImportance
Commencer avant les premières lésionsEssentielle
Couverture intégrale adaptéeTrès importante
Vérification quotidienne de la couvertureTrès importante
Adapter les horaires de sortieImportante
Mise à l’abri pendant les périodes à risqueImportante
VentilationComplément utile
Choisir un environnement sec et aéréImportant
Limiter boue et zones humides persistantesImportant
Gestion correcte de la fumièreUtile
Masque anti-mouchesComplément selon les zones atteintes
Répulsifs/insecticides adaptésComplément
Huiles essentiellesEfficacité insuffisamment documentée
Corps grasNon recommandés comme stratégie de prévention
Compléments alimentairesNe remplacent pas la protection contre les piqûres

FAQ — Prévenir la dermite estivale chez le cheval

Quand faut-il commencer la prévention ?

Chez un cheval déjà atteint les années précédentes, avant la période habituelle d’apparition du prurit.

La date exacte dépend du climat local et de l’historique du cheval.


Une couverture anti-dermite suffit-elle ?

Parfois, notamment dans les formes légères et lorsque l’exposition est faible.

Mais de nombreux chevaux bénéficient d’une stratégie associant couverture, gestion des horaires, environnement adapté et éventuellement répulsifs.


Faut-il laisser la couverture 24 h/24 ?

Cela dépend de l’exposition et du modèle utilisé.

L’IFCE indique qu’une couverture intégrale peut être portée continuellement pendant la période à risque ou au minimum pendant les périodes de forte activité des insectes. 

Elle doit dans tous les cas être retirée régulièrement pour contrôler :

  • la peau ;
  • les frottements ;
  • l’humidité ;
  • son état général.

Le vent aide-t-il réellement ?

Oui.

Les Culicoides volent difficilement dans un courant d’air suffisamment important, ce qui explique l’intérêt potentiel des environnements exposés au vent et des ventilateurs. 


Faut-il rentrer le cheval au coucher du soleil ?

Chez de nombreux chevaux sensibles, réduire l’exposition autour du crépuscule est utile.

Mais l’activité des insectes varie selon les espèces et les conditions locales. La stratégie doit donc être adaptée plutôt que fondée sur une heure universelle.


Peut-on empêcher complètement une DERE ?

Pas toujours.

La prédisposition allergique du cheval persiste.

Cependant, une prévention précoce et régulière peut considérablement diminuer l’exposition, le prurit et la sévérité des lésions.


Un cheval sans symptômes doit-il quand même porter sa couverture ?

S’il s’agit d’un cheval déjà diagnostiqué les années précédentes, l’absence de symptômes peut précisément signifier que la prévention fonctionne.

Attendre les lésions avant de remettre la couverture va à l’encontre de l’objectif préventif.


Conclusion

Prévenir la dermite estivale chez le cheval repose avant tout sur l’anticipation.

Chez un cheval sensible, il ne faut pas attendre les premières plaies pour agir.

La priorité consiste à réduire les piqûres de Culicoides grâce à une protection physique adaptée, une gestion raisonnée des horaires, un environnement moins favorable aux insectes et, lorsque cela est utile, des moyens complémentaires comme les répulsifs ou la ventilation.

La régularité est essentielle.

Une mesure parfaite appliquée occasionnellement est généralement moins utile qu’une stratégie cohérente maintenue pendant toute la période à risque.

Si des démangeaisons importantes apparaissent malgré cette prévention, il faut alors vérifier le diagnostic et adapter la prise en charge plutôt que multiplier les produits au hasard.

Sources et références

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