Dermatose chez le cheval : reconnaître les principales maladies de peau
Une dermatose chez le cheval désigne toute affection touchant la peau. Ce terme ne correspond donc pas à une maladie précise : derrière des démangeaisons, des croûtes, une perte de poils ou des lésions du paturon peuvent se cacher des causes très différentes.
Allergie aux insectes, parasites, bactéries, champignons, irritation, humidité, réaction immunitaire ou maladie plus complexe peuvent parfois produire des lésions qui se ressemblent.
C’est pourquoi l’aspect de la peau, à lui seul, ne suffit pas toujours pour établir un diagnostic.
À retenir : une croûte, une zone dépilée ou un cheval qui se gratte sont des signes, pas des diagnostics. Deux maladies différentes peuvent présenter un aspect très proche et nécessiter des traitements complètement différents.
Si votre cheval se gratte de manière inhabituelle, consultez également notre article consacré au cheval qui se gratte : quand s’inquiéter ?
Dermatose cheval : quels signes doivent attirer l’attention ?
Les maladies de peau peuvent provoquer des manifestations très différentes.
On peut notamment observer :
- des démangeaisons ou un cheval qui se frotte ;
- une perte de poils localisée ou diffuse ;
- des croûtes ;
- des squames ;
- des rougeurs ;
- des papules ou petits boutons ;
- des plaques en relief ;
- des zones suintantes ;
- un épaississement de la peau ;
- des fissures au niveau des paturons ;
- des nodules ou masses cutanées ;
- une douleur au toucher ;
- un gonflement ;
- parfois une boiterie lorsque les membres sont atteints.
Le prurit, c’est-à-dire la démangeaison, est particulièrement important à identifier. Il ne constitue cependant pas une maladie en lui-même. Parasites, allergies et infections figurent parmi les principales causes de prurit chez le cheval.
La localisation des lésions, leur saisonnalité et leur évolution fournissent ensuite des indices importants.

Les principales dermatoses chez le cheval
1. Dermite estivale récidivante des équidés
La dermite estivale récidivante, souvent abrégée DERE, est une réaction d’hypersensibilité provoquée principalement par les piqûres de petits moucherons du genre Culicoides.
Elle apparaît généralement pendant les périodes où ces insectes sont actifs.
Le cheval présente souvent :
- un prurit important ;
- des frottements répétés ;
- une crinière abîmée ;
- une perte de crins à la base de la queue ;
- des excoriations ;
- des croûtes ;
- à long terme, un épaississement de la peau.
Selon les espèces de Culicoides, les zones atteintes peuvent comprendre la crinière, la queue, le dos ou la ligne ventrale.
Les moucherons sont particulièrement actifs autour du crépuscule et dans les environnements favorables à leur reproduction.
La DERE n’est pas contagieuse : il s’agit d’une réaction allergique individuelle.
Pour approfondir cette maladie, consultez notre page consacrée à la dermite estivale chez le cheval, ainsi que nos guides sur sa prévention et son traitement.
2. Dermatite du paturon ou « gale de boue »
L’expression « gale de boue » est très utilisée par les propriétaires, mais elle peut être trompeuse.
La dermatite du paturon est avant tout un syndrome : plusieurs maladies différentes peuvent provoquer une inflammation de la peau située au niveau du paturon.
Le cheval peut présenter :
- rougeur ;
- croûtes ;
- fissures ;
- suintement ;
- douleur ;
- gonflement ;
- épaississement chronique de la peau ;
- parfois une boiterie.
L’humidité et la macération peuvent favoriser certaines formes, mais elles ne constituent pas à elles seules une explication suffisante.
Parmi les causes ou facteurs associés peuvent notamment intervenir des infections, des parasites comme Chorioptes, des phénomènes irritatifs ou d’autres maladies inflammatoires.
Les chevaux aux fanons abondants peuvent être particulièrement difficiles à examiner et certaines dermatoses du paturon deviennent chroniques.
Consultez notre guide consacré à la gale de boue / dermatite du paturon chez le cheval.
3. Dermatophilose
La dermatophilose est une infection cutanée associée à Dermatophilus congolensis.
L’humidité prolongée et les pluies répétées favorisent son développement et sa propagation.
Les lésions sont fréquemment observées :
- sur le dos ;
- la croupe ;
- l’encolure ;
- parfois les membres.
Chez les chevaux possédant un poil plus long, des touffes de poils restent souvent collées aux croûtes, donnant un aspect caractéristique parfois décrit comme des « pinceaux ».
Lorsque les membres sont sévèrement atteints, la douleur peut également provoquer une gêne locomotrice.
La présence de croûtes après une période humide ne suffit cependant pas à confirmer une dermatophilose.
Le diagnostic peut être complété par l’examen microscopique du matériel présent sous une croûte fraîche.
Consultez notre article complet sur la dermatophilose du cheval.
4. Dermatophytose ou teigne
La dermatophytose est une infection fongique de la peau.
Elle peut provoquer :
- des zones dépilées ;
- des squames ;
- des croûtes ;
- des lésions circulaires ou irrégulières ;
- parfois une inflammation plus importante.
Chez le cheval, certaines lésions apparaissent notamment dans les zones en contact avec la selle ou la sangle.
Contrairement à la dermite estivale, la dermatophytose peut être contagieuse.
Un cheval atteint peut contaminer d’autres animaux directement ou indirectement par du matériel partagé comme :
- les brosses ;
- les couvertures ;
- les tapis ;
- certains équipements.
L’identification peut nécessiter l’examen des poils et squames, une culture fongique ou d’autres techniques diagnostiques.
Il est donc préférable d’éviter de partager le matériel lorsqu’une infection contagieuse est suspectée.
5. Parasites cutanés
Les ectoparasites constituent une cause importante de démangeaisons chez le cheval.
Ils comprennent notamment certains :
- poux ;
- acariens responsables de gale ;
- insectes piqueurs.
La gale chorioptique est particulièrement importante chez certains chevaux possédant d’importants fanons.
Elle touche fréquemment les membres distaux et peut provoquer :
- prurit ;
- croûtes ;
- squames ;
- dépilation ;
- épaississement chronique de la peau.
Elle peut se transmettre entre chevaux et persister dans l’environnement. Le diagnostic peut nécessiter un raclage cutané superficiel ou une recherche des acariens par une autre méthode adaptée.
Un antiparasitaire utilisé au hasard n’est donc pas nécessairement efficace contre toutes les causes de démangeaisons.
6. Urticaire et réactions allergiques
L’urticaire se manifeste généralement par l’apparition relativement brutale de plaques ou de gonflements cutanés.
Ces lésions peuvent être associées à différentes réactions d’hypersensibilité.
Le contexte est important :
- changement récent de produit ;
- médicament ;
- exposition à des insectes ;
- environnement ;
- autre événement précédant l’apparition des lésions.
Une allergie cutanée ne doit pas automatiquement être attribuée à l’alimentation.
Identifier précisément un allergène peut être complexe et nécessite parfois une démarche diagnostique vétérinaire.
Une apparition brutale de lésions cutanées accompagnée d’un gonflement important de la tête ou de difficultés respiratoires constitue une urgence vétérinaire.
7. Infections bactériennes et folliculites
Certaines infections bactériennes peuvent toucher les follicules pileux ou des zones de peau lésées.
Elles peuvent provoquer :
- papules ;
- croûtes ;
- dépilation ;
- douleur ;
- exsudat.
Une infection secondaire peut également apparaître lorsqu’un cheval se gratte longtemps et endommage sa propre barrière cutanée.
Cette situation explique pourquoi le traitement ne doit pas uniquement chercher à « désinfecter la peau » : il faut également identifier la cause initiale du prurit ou de l’inflammation.
8. Photosensibilisation et atteintes des zones blanches
Certaines affections provoquent une sensibilité excessive de la peau à la lumière solaire.
Les lésions concernent fréquemment les zones dépigmentées ou peu pigmentées.
On peut observer :
- rougeur ;
- gonflement ;
- douleur ;
- croûtes ;
- lésions cutanées plus importantes après exposition au soleil.
Une photosensibilisation peut parfois être associée à une affection générale, notamment hépatique.
Une atteinte importante des zones blanches mérite donc une investigation plutôt que l’application systématique d’une crème solaire ou d’un antiseptique.
9. Nodules et masses cutanées
Toutes les anomalies de la peau ne sont pas des « dermites ».
Un cheval peut également développer :
- sarcoïdes ;
- mélanomes ;
- granulomes ;
- autres masses cutanées ou sous-cutanées.
Une masse qui :
- augmente de taille ;
- saigne ;
- s’ulcère ;
- change rapidement d’aspect ;
- apparaît autour des yeux, des organes génitaux ou d’une autre zone sensible
doit être examinée.
Évitez d’appliquer des produits corrosifs ou des traitements traditionnels sur une masse cutanée dont la nature n’a pas été déterminée.
L’aspect des lésions peut-il indiquer la cause ?
Il peut orienter le diagnostic, mais rarement le confirmer à lui seul.
| Signe dominant | Causes à envisager parmi d’autres |
|---|---|
| Démangeaisons importantes au printemps/été | DERE, insectes, autres allergies |
| Crinière et base de queue frottées | DERE, ectoparasites, autres causes de prurit |
| Croûtes après forte humidité sur dos/croupe | Dermatophilose |
| Croûtes et fissures des paturons | Dermatite du paturon, parasites, infection, autres causes |
| Zones dépilées circulaires | Dermatophytose à envisager |
| Prurit des membres avec fanons | Gale chorioptique notamment |
| Plaques cutanées en relief | Urticaire / réaction d’hypersensibilité |
| Lésions préférentiellement sur peau blanche | Photosensibilisation à envisager |
| Nodule ou masse persistante | Affection tumorale ou inflammatoire à explorer |
Ce tableau sert à orienter, pas à poser un diagnostic.
De nombreuses maladies dermatologiques ont des apparences similaires et l’histoire du cheval, la saison, la localisation et les examens complémentaires sont souvent nécessaires pour les différencier.

Pourquoi la localisation des lésions est-elle importante ?
La répartition des lésions donne souvent des informations utiles.
Crinière et base de la queue
Une démangeaison saisonnière importante oriente notamment vers la dermite estivale.
Dos et croupe
Des croûtes apparues après une période très humide peuvent évoquer une dermatophilose.
Paturons
Une atteinte des paturons correspond à un syndrome dermatologique qui peut avoir plusieurs causes.
Zones de selle et de sangle
Une dermatophytose, une folliculite, une irritation mécanique ou d’autres affections peuvent être envisagées.
Membres avec fanons abondants
Une gale chorioptique doit faire partie des diagnostics différentiels, particulièrement lorsque le cheval se gratte ou frappe régulièrement ses membres.
Zones blanches
Une photosensibilisation doit notamment être envisagée lorsque les lésions se concentrent sur les régions dépigmentées exposées au soleil.
La localisation n’est cependant jamais suffisante à elle seule.
Comment le vétérinaire diagnostique-t-il une dermatose ?
Le diagnostic commence par une anamnèse dermatologique détaillée.
Le vétérinaire peut notamment demander :
- depuis quand les lésions sont présentes ;
- si elles sont saisonnières ;
- si le cheval se gratte ;
- où les premières lésions sont apparues ;
- si d’autres chevaux sont atteints ;
- si un nouveau traitement ou produit a été utilisé ;
- si le cheval vit au pré ou au box ;
- si son environnement est humide ;
- si les lésions récidivent chaque année ;
- quels traitements ont déjà été essayés.
L’examen de l’ensemble du cheval est également important. Une maladie apparemment localisée à la peau peut parfois fournir des indices sur une affection plus générale.

Quels examens peuvent être nécessaires ?
Selon les lésions, le vétérinaire peut utiliser différents examens.
Raclage cutané
Il permet notamment de rechercher certains parasites.
Examen des poils
L’observation des poils peut fournir des informations sur certaines maladies parasitaires ou fongiques.
Cytologie
Un prélèvement de cellules ou de matériel présent sous une croûte peut aider à identifier une infection ou certains types d’inflammation.
Culture ou PCR
Une analyse peut être utilisée lorsqu’une infection bactérienne ou fongique doit être confirmée ou caractérisée.
Biopsie cutanée
Une petite portion de peau peut être prélevée lorsque les lésions sont atypiques, chroniques ou lorsqu’une maladie inflammatoire, immunitaire ou tumorale doit être recherchée.
Le Merck Veterinary Manual souligne précisément que plusieurs maladies cutanées possèdent un aspect similaire et qu’un diagnostic précis peut nécessiter raclages, examen microscopique, cultures ou biopsies.
Une dermatose est-elle contagieuse ?
Cela dépend entièrement de sa cause.
Généralement non contagieuses
La dermite estivale n’est pas contagieuse : il s’agit d’une hypersensibilité individuelle aux piqûres d’insectes.
L’urticaire et de nombreuses réactions allergiques ne sont pas non plus transmissibles.
Potentiellement contagieuses
La dermatophytose peut se transmettre entre chevaux et par le matériel contaminé.
Certaines parasitoses, notamment la gale chorioptique, peuvent également se transmettre entre chevaux.
La dermatophilose peut se propager dans certaines conditions, notamment lorsque l’environnement humide favorise l’agent infectieux.
Par conséquent, lorsqu’une maladie contagieuse est possible, évitez temporairement de partager les brosses, tapis, couvertures et autres équipements jusqu’à ce que la situation soit clarifiée.
Faut-il traiter toutes les dermatoses de la même manière ?
Non.
C’est précisément l’une des erreurs les plus fréquentes.
Un produit destiné à traiter une infection fongique n’a pas le même objectif qu’un traitement contre des acariens, une hypersensibilité aux insectes ou une infection bactérienne.
De même :
- laver excessivement une peau déjà irritée peut l’aggraver ;
- maintenir constamment une zone humide peut retarder sa récupération ;
- enlever brutalement des croûtes très adhérentes peut être douloureux ;
- appliquer des huiles essentielles ou des produits irritants sur une peau lésée peut provoquer une réaction supplémentaire ;
- administrer des médicaments prescrits lors d’une ancienne dermatose peut masquer les signes ou être inadapté à la nouvelle cause.
Le traitement doit donc dépendre du diagnostic, et non seulement de l’aspect extérieur de la peau.
Que faire avant l’examen vétérinaire ?
Lorsqu’une dermatose apparaît, plusieurs mesures simples permettent de préserver les informations utiles au diagnostic.
Photographiez les lésions avant d’appliquer de nombreux produits.
Notez :
- la date d’apparition ;
- les zones initialement touchées ;
- la progression ;
- la présence ou non de démangeaisons ;
- les changements récents d’alimentation, d’environnement ou de matériel ;
- les produits déjà appliqués.
Évitez également d’utiliser successivement plusieurs shampooings, huiles, antiseptiques ou traitements avant le prélèvement vétérinaire lorsque la situation permet d’attendre l’examen.
En cas de suspicion de maladie contagieuse, utilisez du matériel individuel.
Quand faut-il appeler le vétérinaire ?
Une petite irritation superficielle et clairement liée à un frottement peut parfois être surveillée.
En revanche, un avis vétérinaire est particulièrement indiqué lorsque :
- les lésions s’étendent rapidement ;
- le cheval se gratte jusqu’à se blesser ;
- les lésions récidivent régulièrement ;
- plusieurs chevaux sont atteints ;
- la peau devient très douloureuse ;
- un membre gonfle ;
- le cheval devient boiteux ;
- les lésions produisent un écoulement important ;
- une masse augmente de taille ou s’ulcère ;
- les yeux ou les organes génitaux sont concernés ;
- le cheval présente de la fièvre ou une baisse de l’état général ;
- le traitement empirique ne fonctionne pas ;
- le diagnostic reste incertain.
Un gonflement brutal du visage associé à une difficulté respiratoire doit être considéré comme une urgence.
Comment prévenir les problèmes de peau chez le cheval ?
Il n’existe pas une méthode permettant d’éviter toutes les dermatoses.
La prévention dépend de la maladie.
Quelques principes restent néanmoins utiles :
- contrôler régulièrement la peau lors du pansage ;
- éviter le partage de matériel avec un cheval présentant une maladie potentiellement contagieuse ;
- maintenir les équipements propres ;
- limiter la macération prolongée des membres ;
- contrôler les insectes chez les chevaux sensibles ;
- adapter couvertures et protections aux conditions climatiques ;
- traiter les parasites selon un diagnostic et un protocole adaptés ;
- surveiller particulièrement les chevaux ayant déjà présenté une dermatose saisonnière.
Chez un cheval atteint de DERE, la prévention des piqûres de Culicoides constitue une priorité et doit idéalement commencer avant que les lésions soient importantes.
FAQ sur les dermatoses du cheval
Une dermatose est-elle forcément une dermite ?
Non.
Une dermatose est un terme général désignant une affection de la peau.
Une dermatite signifie plus précisément une inflammation cutanée.
La DERE, la dermatophilose, la dermatophytose, certaines parasitoses et diverses autres maladies appartiennent donc au vaste domaine de la dermatologie équine.
Pourquoi mon cheval se gratte-t-il ?
Les causes possibles sont nombreuses : insectes, parasites, allergies, infections et parfois complications secondaires d’une autre dermatose.
Le prurit est un signe clinique, pas un diagnostic.
Consultez notre guide Cheval qui se gratte : quand s’inquiéter ?
Des croûtes signifient-elles forcément dermatophilose ?
Non.
Des croûtes peuvent être observées lors de nombreuses maladies.
La localisation, la saison, l’humidité, la douleur, le prurit et l’examen du matériel présent sous les croûtes permettent d’orienter le diagnostic.
Toutes les lésions du paturon sont-elles une gale de boue ?
Non.
« Gale de boue » est un terme courant regroupant des tableaux de dermatite du paturon dont les causes peuvent être multiples.
Une dermite estivale est-elle contagieuse ?
Non.
La DERE est une hypersensibilité aux piqûres de Culicoides.
La teigne est-elle contagieuse ?
Oui. La dermatophytose peut se transmettre directement ou via du matériel contaminé.
Faut-il retirer toutes les croûtes ?
Pas systématiquement.
Certaines croûtes très adhérentes peuvent être douloureuses. Leur gestion dépend de la maladie sous-jacente et du traitement choisi.
Peut-on utiliser des remèdes naturels ?
« Naturel » ne signifie pas nécessairement efficace ou sans risque.
Certaines huiles essentielles ou préparations peuvent irriter une peau déjà inflammatoire. La priorité reste d’identifier la cause de la dermatose.
Principales dermatoses : tableau récapitulatif
| Affection | Signes caractéristiques possibles | Contagieuse ? | Page HorsEduc |
|---|---|---|---|
| Dermite estivale / DERE | Prurit saisonnier, crinière et queue frottées | Non | Dermite estivale |
| Dermatite du paturon | Croûtes, fissures, inflammation des paturons | Dépend de la cause | Gale de boue |
| Dermatophilose | Croûtes, touffes de poils, contexte humide | Transmission possible | Dermatophilose |
| Dermatophytose | Dépilation, squames, croûtes | Oui | Présentée sur cette page |
| Gale chorioptique | Prurit des membres, squames, croûtes | Oui | Présentée sur cette page |
| Urticaire | Plaques cutanées en relief | Non | Présentée sur cette page |
| Photosensibilisation | Lésions surtout sur zones non pigmentées | Non | Présentée sur cette page |
Conclusion
Une dermatose chez le cheval ne doit pas être diagnostiquée uniquement sur son apparence.
Démangeaisons, croûtes, dépilation et rougeurs peuvent être provoquées par des maladies très différentes : hypersensibilité aux insectes, parasites, champignons, bactéries, dermatite du paturon, réactions allergiques ou affections plus complexes.
La première étape consiste donc à observer :
où se trouvent les lésions, quand elles apparaissent, si elles démangent, si elles se propagent et si d’autres chevaux sont concernés.
Cette démarche permet d’orienter le diagnostic, mais certains cas nécessitent des examens complémentaires.
L’objectif de cette page n’est donc pas de proposer un traitement universel des maladies de peau : il est d’aider le propriétaire à reconnaître les principaux tableaux dermatologiques et à savoir quand une investigation vétérinaire devient nécessaire.
Sources et références
- IFCE — Dermatologie et ophtalmologie équine
- Merck Veterinary Manual — Dermatitis and Dermatologic Problems of Horses.
- Merck Veterinary Manual — Diagnosis of Skin Disorders in Horses
- Merck Veterinary Manual — Dermatophilosis in Horses
- Merck Veterinary Manual — Dermatophytosis in Horses
- Merck — Mange in Horses.