Prévention de la fourbure chez le cheval par le contrôle du poids, des pieds et du pâturage

Prévention de la fourbure chez le cheval : 10 mesures pour réduire les risques

La prévention de la fourbure chez le cheval repose sur une gestion rigoureuse de l’alimentation, du pâturage, du poids, de l’exercice et des maladies prédisposantes. Ces mesures doivent être mises en place avant l’apparition de la douleur, particulièrement chez les poneys, les chevaux en surpoids, les équidés présentant une dysrégulation de l’insuline et ceux ayant déjà souffert d’un épisode de fourbure.

La fourbure correspond à une atteinte des lamelles sensibles qui relient la paroi du sabot à la troisième phalange. Lorsque ces structures sont gravement endommagées, la troisième phalange peut se déplacer à l’intérieur du sabot.

Pour mieux comprendre l’anatomie concernée et les mécanismes de la maladie, consultez notre guide complet sur la fourbure chez le cheval.

Il n’est pas toujours possible d’empêcher complètement l’apparition d’une fourbure. Toutefois, l’identification précoce des chevaux à risque et la réduction des facteurs déclenchants permettent de diminuer considérablement la probabilité d’une crise.

À retenir : un cheval qui marche avec raideur, refuse de tourner, présente des pouls digités marqués ou reporte son poids vers l’arrière doit être considéré comme une urgence vétérinaire. Il ne faut pas le forcer à marcher.

Alimentation, pâturage et contrôle du poids pour prévenir la fourbure du cheval

Comprendre les causes pour mieux prévenir la fourbure

Toutes les fourbures ne sont pas provoquées par une herbe riche ou par une ration excessive. La stratégie de prévention doit être adaptée au mécanisme en cause.

La fourbure associée à une dysrégulation de l’insuline

La forme endocrinienne concerne principalement les chevaux et poneys présentant une dysrégulation de l’insuline. Elle peut apparaître dans le cadre d’un syndrome métabolique équin ou chez certains chevaux atteints de PPID, également appelé maladie de Cushing équine.

Après l’ingestion d’aliments riches en sucres ou en amidon, certains chevaux produisent une quantité excessive d’insuline. Cette hyperinsulinémie peut provoquer des lésions au niveau des lamelles du pied, parfois sans trouble digestif préalable.

La fourbure secondaire à une maladie générale

Une colite sévère, une diarrhée importante, une métrite après le poulinage, une pneumonie grave, une septicémie ou une autre maladie inflammatoire systémique peuvent exposer le cheval à la fourbure.

Dans ces situations, la prévention fait partie intégrante de la prise en charge vétérinaire. Le vétérinaire peut notamment décider de mettre en place précocement une cryothérapie prolongée des pieds chez un cheval considéré comme fortement à risque.

La fourbure de surcharge

Lorsqu’un cheval ne peut plus prendre appui sur un membre en raison d’une fracture, d’une infection profonde ou d’une douleur intense, il reporte une charge excessive sur le membre opposé.

Cette surcharge prolongée peut entraîner une fourbure dite de soutien. Une surveillance attentive du membre porteur est donc indispensable chez tout cheval souffrant d’une boiterie sévère.

La fourbure après ingestion massive de céréales

Un cheval qui accède accidentellement au local d’aliments peut consommer rapidement une grande quantité de céréales ou de concentrés.

Cette situation constitue une urgence, même si le cheval ne présente encore aucun symptôme. La prévention passe par la sécurisation des réserves, des portes, des coffres à aliments et des systèmes de fermeture des boxes.


Quels chevaux présentent un risque plus élevé de fourbure ?

La vigilance doit être renforcée chez :

  • les poneys et chevaux qui prennent facilement du poids ;
  • les chevaux présentant une encolure épaisse ou un chignon graisseux ;
  • les chevaux en surpoids ou obèses ;
  • les équidés ayant déjà présenté un épisode de fourbure ;
  • les chevaux atteints de syndrome métabolique équin ;
  • les chevaux présentant une dysrégulation de l’insuline ;
  • les chevaux âgés atteints ou suspects de PPID ;
  • les chevaux soumis à un pâturage riche ou à une ration fortement énergétique ;
  • les chevaux immobilisés à cause d’une douleur sévère sur un autre membre.

Un cheval de poids apparemment normal peut également présenter une dysrégulation de l’insuline. L’absence d’obésité ne permet donc pas d’exclure le risque.

Un cheval ayant déjà souffert de fourbure doit rester sous surveillance toute sa vie, car les récidives sont fréquentes lorsque les facteurs déclenchants persistent.


1. Faire évaluer le risque métabolique

La dysrégulation de l’insuline est l’un des principaux facteurs de risque de fourbure endocrinienne.

Une évaluation vétérinaire peut être indiquée lorsque le cheval :

  • prend facilement du poids ;
  • présente des dépôts graisseux localisés ;
  • possède une encolure dure et bombée ;
  • a déjà souffert de fourbure ;
  • devient sensible des pieds au printemps ;
  • est difficile à faire maigrir ;
  • présente des anneaux de croissance anormaux sur les sabots.

Selon la situation, le vétérinaire peut proposer une mesure de l’insuline au repos ou un test dynamique destiné à évaluer la réponse de l’organisme après une stimulation orale.

Chez un cheval âgé, une recherche de PPID peut également être recommandée en présence d’une mue tardive, d’un poil anormalement long, d’une fonte musculaire, d’infections répétées, d’une baisse de performance ou d’une fourbure inexpliquée.

Le diagnostic de la fourbure chez le cheval repose ensuite sur l’examen clinique, l’évaluation de la douleur, l’examen des pieds et, lorsque cela est nécessaire, la réalisation de radiographies.

Évaluation vétérinaire du risque métabolique chez un cheval prédisposé à la fourbure

2. Construire une ration alimentaire adaptée

Le fourrage doit rester la base de l’alimentation du cheval. Toutefois, sa quantité et sa composition doivent être adaptées au poids, à l’activité et au statut métabolique de l’animal.

Pour réduire le risque de fourbure :

  • pesez le fourrage avec une balance ;
  • évitez d’estimer les quantités uniquement à l’œil ;
  • limitez les céréales et les aliments riches en amidon ;
  • effectuez les transitions alimentaires progressivement ;
  • répartissez le fourrage en plusieurs points ;
  • utilisez un filet adapté pour ralentir l’ingestion ;
  • choisissez un complément minéral adapté à la ration.

Chez un cheval présentant une dysrégulation de l’insuline ou des épisodes répétés de fourbure, une analyse du foin peut être particulièrement utile. Elle permet d’évaluer sa teneur en sucres, en amidon, en protéines et en énergie.

Quelle quantité de foin donner à un cheval en surpoids ?

Dans le cadre d’un programme de perte de poids encadré, une quantité proche de 1,5 % du poids corporel par jour en matière sèche peut être utilisée comme point de départ.

Cette quantité doit toutefois être ajustée par un vétérinaire ou un nutritionniste en fonction de l’état corporel, de la qualité du fourrage, de l’activité et de l’évolution du poids.

L’objectif n’est pas de laisser le cheval à jeun pendant de longues périodes. Une restriction excessive peut favoriser les troubles digestifs, les comportements anormaux et certaines complications métaboliques.

Le fourrage doit être pesé, suffisamment pauvre en énergie et distribué de manière à prolonger le temps d’ingestion.


3. Contrôler l’accès au pâturage

La richesse de l’herbe varie selon :

  • la variété des plantes ;
  • le stade de croissance ;
  • la température ;
  • l’ensoleillement ;
  • la disponibilité en eau ;
  • la fertilisation ;
  • les conditions climatiques ;
  • le degré de surpâturage.

Il n’existe donc pas une heure universellement sûre pour mettre tous les chevaux à l’herbe.

Les périodes de pousse rapide, les repousses après la pluie, certaines périodes de sécheresse et les journées ensoleillées accompagnées de nuits froides peuvent être particulièrement risquées pour les chevaux sensibles.

Solutions pour limiter la consommation d’herbe

Selon le niveau de risque, il est possible d’utiliser :

  • un panier de pâturage correctement ajusté ;
  • un paddock sans herbe avec distribution de foin pesé ;
  • un système de piste ou « track system » ;
  • un pâturage au fil ;
  • une parcelle moins riche ;
  • une réintroduction progressive au printemps ;
  • un temps de pâturage réduit associé à un autre moyen de contrôle.

Réduire uniquement le nombre d’heures passées au pré n’est pas toujours suffisant. Certains chevaux augmentent fortement leur vitesse d’ingestion lorsqu’ils disposent d’un temps limité.

Chez un cheval présentant une dysrégulation sévère de l’insuline ou des fourbures récidivantes, l’accès à l’herbe peut devoir être suspendu temporairement ou durablement après avis vétérinaire.

Gestion du pâturage avec panier et paddock contrôlé pour prévenir la fourbure

4. Surveiller régulièrement le poids

Le poids et l’état corporel doivent être suivis tout au long de l’année, et pas uniquement au printemps.

Une méthode pratique consiste à associer :

  • une note d’état corporel ;
  • l’évaluation des dépôts graisseux de l’encolure ;
  • un ruban barymétrique ;
  • des photographies prises sous le même angle ;
  • un carnet indiquant le poids estimé, la ration et l’activité.

Chez un cheval à risque, une évaluation mensuelle permet de détecter rapidement une prise de poids.

Les côtes doivent généralement pouvoir être palpées sans difficulté. Une encolure dure et bombée, des dépôts graisseux autour des épaules, de la base de la queue, du fourreau ou de la mamelle doivent conduire à réévaluer la ration.

La perte de poids doit rester progressive. Une diminution trop brutale de la ration n’est ni saine ni durable.


5. Mettre en place un exercice adapté

Chez un cheval sain, non douloureux et autorisé à travailler, l’exercice régulier aide à :

  • limiter la prise de poids ;
  • préserver la masse musculaire ;
  • améliorer la sensibilité à l’insuline ;
  • maintenir une bonne condition cardiovasculaire ;
  • augmenter la dépense énergétique quotidienne.

Le programme doit être adapté à l’âge, au niveau d’entraînement, à l’état des articulations, à la condition physique et aux éventuelles maladies associées.

L’intensité doit être augmentée progressivement.

En revanche, un cheval suspect de fourbure ne doit jamais être forcé à marcher ou à travailler. L’exercice est un moyen de prévention chez un cheval stable, mais il peut aggraver les lésions pendant une crise active.

La reprise du travail après une fourbure ne doit être envisagée qu’après un contrôle vétérinaire et une évaluation suffisante de la stabilité du pied.


6. Dépister et contrôler le PPID

Le PPID touche principalement les chevaux âgés. Il peut être associé à une dysrégulation de l’insuline et augmenter le risque de fourbure.

Les signes possibles comprennent :

  • un poil anormalement long ;
  • une mue tardive ou incomplète ;
  • une fonte musculaire ;
  • une augmentation de la soif et des urines ;
  • des infections répétées ;
  • une baisse de performance ;
  • des dépôts graisseux inhabituels ;
  • une fourbure sans cause évidente.

Un cheval atteint de PPID doit être évalué individuellement. Tous les chevaux atteints de PPID n’ont pas nécessairement besoin de la même restriction alimentaire.

Un cheval atteint de PPID, maigre et sans dysrégulation de l’insuline n’a pas les mêmes besoins qu’un poney obèse souffrant à la fois de PPID et d’hyperinsulinémie.

Le traitement prescrit par le vétérinaire, généralement à base de pergolide lorsque le diagnostic est confirmé, doit faire l’objet d’un suivi régulier.


7. Entretenir régulièrement les sabots

Un parage ou une ferrure régulière permet de préserver un équilibre biomécanique satisfaisant et de détecter certaines modifications précoces.

Le propriétaire doit observer :

  • la symétrie des sabots ;
  • l’apparition d’anneaux de croissance divergents ;
  • une croissance excessive des talons ;
  • un élargissement de la ligne blanche ;
  • des fissures ;
  • une déformation progressive de la boîte cornée ;
  • une sensibilité inhabituelle sur sol dur.

Pour comprendre pourquoi une atteinte des lamelles peut modifier la position de la troisième phalange, consultez notre article consacré au rôle du sabot dans la fourbure du cheval.

La chaleur du sabot doit être interprétée avec prudence. Un pied peut être momentanément chaud sans être fourbu.

Il faut comparer les quatre membres et rechercher d’autres signes, notamment une modification du pouls digité, une douleur à la marche ou une réticence à tourner.

Chez un cheval ayant déjà souffert de fourbure, la collaboration entre le vétérinaire et le maréchal-ferrant est indispensable. Des radiographies peuvent être nécessaires pour guider le parage et surveiller la position de la troisième phalange.


8. Sécuriser le stockage des céréales

Le local d’aliments doit être inaccessible aux chevaux, même lorsqu’une porte de box reste accidentellement ouverte.

Les sacs, poubelles et conteneurs doivent être :

  • fermés ;
  • stockés derrière une porte sécurisée ;
  • protégés contre les ouvertures par les chevaux ;
  • clairement identifiés ;
  • rangés de manière à éviter les erreurs de distribution.

Après une ingestion importante de céréales, il ne faut pas attendre l’apparition d’une boiterie ou d’une diarrhée.

Le vétérinaire doit être contacté immédiatement, car la prise en charge précoce peut contribuer à réduire les complications digestives et le risque de fourbure.


9. Renforcer la surveillance pendant une maladie grave

Un cheval atteint de colite, de diarrhée sévère, de métrite, de pneumonie, de septicémie ou d’une autre affection inflammatoire majeure doit être considéré comme à risque.

La surveillance peut porter sur :

  • les pouls digités ;
  • la température des pieds ;
  • la posture ;
  • la volonté de se déplacer ;
  • le report de poids ;
  • la fréquence des périodes couchées ;
  • l’évolution de la maladie initiale.

Après un poulinage, l’expulsion complète du placenta doit être contrôlée. Une rétention placentaire constitue une urgence vétérinaire en raison du risque de complications générales, dont la fourbure.

Dans certaines situations à haut risque, le vétérinaire peut recommander une cryothérapie préventive prolongée.

La cryothérapie doit refroidir efficacement le pied et les structures situées au-dessus de la couronne. Une simple application occasionnelle de poches froides sur le sabot ne constitue pas toujours un refroidissement suffisant.


10. Reconnaître rapidement les premiers signes

Les premiers signes de fourbure peuvent être discrets :

  • raccourcissement de la foulée ;
  • démarche raide ;
  • sensibilité accrue sur sol dur ;
  • difficulté ou réticence à tourner ;
  • transfert fréquent du poids d’un pied à l’autre ;
  • refus de donner un antérieur ;
  • pouls digité plus marqué que d’habitude ;
  • posture avec les antérieurs avancés ;
  • augmentation du temps passé couché ;
  • douleur touchant plusieurs pieds.

Pour apprendre à identifier ces manifestations plus précisément, consultez notre guide sur les symptômes de la fourbure chez le cheval.

Un pouls digité bondissant associé à une démarche anormale est généralement plus préoccupant qu’une simple chaleur isolée du sabot.

Signes précoces de fourbure chez le cheval avec posture anormale et pouls digité

Que faire immédiatement en cas de suspicion ?

En cas de suspicion de fourbure :

  1. contactez le vétérinaire sans attendre ;
  2. ne forcez pas le cheval à marcher ;
  3. évitez les déplacements inutiles ;
  4. installez-le sur une litière profonde et confortable si cela peut être fait sans le faire marcher longtemps ;
  5. empêchez l’accès à l’herbe et aux concentrés ;
  6. laissez de l’eau propre à disposition ;
  7. suivez les instructions du vétérinaire concernant le fourrage, la cryothérapie et le soutien des pieds ;
  8. n’administrez pas de médicament sans indication vétérinaire.

Découvrez également les premiers gestes à réaliser en attendant le vétérinaire. Ces mesures ne remplacent pas le diagnostic ni le traitement vétérinaire.

La fourbure peut évoluer rapidement. Il est donc important de savoir quand appeler le vétérinaire en cas de fourbure.


Tableau récapitulatif de prévention de la fourbure

Situation à risqueMesure prioritaire
Cheval en surpoidsPeser la ration et organiser une perte de poids progressive
Dysrégulation de l’insulineContrôler les sucres, l’amidon et le pâturage
PPIDTraiter la maladie et évaluer la régulation de l’insuline
Antécédent de fourbureMaintenir une surveillance permanente
Herbe abondante ou repousse rapideUtiliser un panier, un paddock adapté ou un pâturage contrôlé
Ingestion importante de céréalesContacter immédiatement le vétérinaire
Maladie systémique sévèreTraiter la cause et instaurer une prévention médicale
Douleur sévère sur un membreSurveiller et protéger le membre opposé
Premiers signes de douleur des piedsArrêter les déplacements et appeler le vétérinaire

Fourbure aiguë et fourbure chronique : la prévention reste indispensable

Une fourbure aiguë correspond à une phase récente et douloureuse de la maladie. Une fourbure chronique est généralement associée à des modifications durables du pied et parfois à un déplacement de la troisième phalange.

Les mesures préventives restent importantes dans les deux situations, mais elles ne poursuivent pas exactement le même objectif.

Dans la forme aiguë, l’objectif est de limiter rapidement les lésions. Dans la forme chronique, il faut également prévenir les récidives, préserver le confort du cheval et ralentir les déformations du sabot.

Pour approfondir ce point, consultez notre comparaison entre fourbure aiguë et fourbure chronique chez le cheval.


FAQ sur la prévention de la fourbure

Peut-on prévenir complètement la fourbure ?

Il n’est pas possible de garantir qu’un cheval ne fera jamais de fourbure. Une gestion rigoureuse permet toutefois de réduire fortement le risque, particulièrement lorsque les facteurs métaboliques sont identifiés avant la première crise.

L’herbe du matin est-elle toujours moins dangereuse ?

Non. La teneur en sucres de l’herbe dépend de nombreux facteurs, notamment la température nocturne, l’ensoleillement, la variété végétale, l’humidité et le stade de croissance.

Une heure fixe ne peut pas être considérée comme sûre dans toutes les régions et pendant toutes les saisons.

Un panier de pâturage empêche-t-il totalement la fourbure ?

Non. Le panier réduit généralement la quantité d’herbe consommée, mais son efficacité dépend de son ajustement, du type de parcelle et du comportement du cheval.

Il doit être contrôlé quotidiennement afin de vérifier que le cheval peut boire correctement et qu’aucune blessure n’apparaît.

Les compléments alimentaires préviennent-ils la fourbure ?

Aucun complément ne remplace le contrôle du poids, de l’alimentation, du pâturage et des maladies endocriniennes.

Les produits présentés comme « anti-fourbure », drainants ou détoxifiants ne doivent pas donner un faux sentiment de sécurité.

Tous les chevaux atteints de PPID doivent-ils recevoir une alimentation très pauvre en sucres ?

Non. La ration dépend de leur état corporel, de leur activité et de la présence éventuelle d’une dysrégulation de l’insuline.

Certains chevaux atteints de PPID sont maigres et présentent une fonte musculaire. Une restriction énergétique excessive serait alors inadaptée.

Le maréchal-ferrant peut-il empêcher une fourbure ?

Le maréchal-ferrant contribue à préserver l’équilibre du pied et peut repérer certaines anomalies. Cependant, le parage ne peut pas empêcher à lui seul une crise provoquée par une hyperinsulinémie, une ingestion de céréales ou une maladie systémique.

La prévention repose sur la collaboration entre le propriétaire, le vétérinaire et le professionnel du pied.

Quel est le traitement d’une fourbure déclarée ?

Le traitement dépend de la cause, de la gravité de la douleur, de l’état des lamelles et de la position de la troisième phalange.

Il peut inclure des médicaments, une cryothérapie, une gestion alimentaire, un soutien mécanique du pied et un parage thérapeutique. Consultez notre guide consacré au traitement de la fourbure chez le cheval.


Conclusion

La prévention de la fourbure chez le cheval commence par l’identification du profil de risque.

L’alimentation et le pâturage jouent un rôle majeur, mais ils ne sont pas les seuls éléments à prendre en compte.

Une prévention efficace associe :

  • un contrôle régulier du poids ;
  • un fourrage pesé et adapté ;
  • une gestion raisonnée de l’herbe ;
  • le dépistage de la dysrégulation de l’insuline et du PPID ;
  • un exercice adapté lorsque les pieds sont stables ;
  • un entretien régulier des sabots ;
  • un suivi vétérinaire ;
  • une intervention immédiate dès les premiers signes.

Chez un cheval prédisposé, attendre la première crise avant de modifier la gestion représente une perte de temps précieuse.

L’objectif est d’agir avant que les lamelles du pied ne soient gravement endommagées.

Sources et références

Cet article s’appuie notamment sur les recommandations de l’IFCE concernant la fourbure, sur les recommandations de l’Equine Endocrinology Group relatives au syndrome métabolique équin et à la dysrégulation de l’insuline, ainsi que sur les ressources éducatives de l’American Association of Equine Practitioners.

Les recommandations de l’Equine Endocrinology Group couvrent notamment le diagnostic et la gestion de la dysrégulation de l’insuline, tandis que l’IFCE recommande le contrôle du pâturage, de l’apport énergétique et de l’accès aux céréales chez les chevaux à risque. 

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