Dermite estivale cheval avec crinière frottée et perte de crins

Dermite estivale chez le cheval : symptômes, causes, diagnostic et prise en charge

La dermite estivale chez le cheval, appelée plus précisément dermatite estivale récidivante des équidés (DER ou DERE), est une maladie allergique chronique de la peau provoquée principalement par une hypersensibilité aux allergènes contenus dans la salive de petits moucherons du genre Culicoides.

Elle se caractérise surtout par des démangeaisons intenses et saisonnières, qui poussent le cheval à se frotter jusqu’à casser ses crins et parfois provoquer des plaies.

La maladie apparaît généralement au printemps, s’intensifie pendant la saison chaude puis régresse lorsque l’activité des insectes diminue. Chez certains chevaux atteints depuis plusieurs années, les lésions cutanées peuvent cependant devenir chroniques.

À retenir : la dermite estivale n’est pas une infection et n’est pas contagieuse. C’est une réaction allergique individuelle aux piqûres d’insectes chez des chevaux prédisposés.

Si votre cheval présente des lésions cutanées qui ne correspondent pas clairement à ce tableau, consultez également notre guide général sur les dermatoses chez le cheval.


Dermite cheval : qu’est-ce que la DERE ?

La dermatite estivale récidivante des équidés est considérée comme l’une des maladies allergiques cutanées les plus fréquentes chez les chevaux.

Elle associe trois caractéristiques importantes :

  • allergique : le système immunitaire réagit de manière excessive à certains allergènes présents dans la salive d’insectes ;
  • saisonnière : les symptômes suivent généralement la période d’activité des insectes ;
  • récidivante : ils réapparaissent d’une année sur l’autre.

Les Culicoides jouent un rôle central dans la maladie. D’autres insectes piqueurs sont également suspectés de pouvoir participer aux réactions observées chez certains chevaux.

La DERE ne doit donc pas être confondue avec toutes les autres « dermites » du cheval.

Une dermatophilose, une dermatite du paturon, une dermatophytose ou une parasitose cutanée peuvent produire des croûtes ou des démangeaisons, mais leur mécanisme et leur traitement sont différents.


Quels sont les Culicoides responsables de la dermite estivale ?

Les Culicoides sont de très petits insectes hématophages.

Ce sont surtout les femelles qui piquent pour prendre un repas sanguin.

Leur développement est favorisé par certains milieux humides contenant de la matière organique :

  • bordures de mares ;
  • zones marécageuses ;
  • boue ;
  • rives de cours d’eau ;
  • zones humides autour des installations ;
  • certaines fumières ou accumulations de matière organique humide.

L’activité varie selon les espèces, les conditions climatiques et la région.

Elle est souvent importante autour du crépuscule, et certaines espèces peuvent également être actives au lever du jour ou pendant la nuit.

Ces insectes volent relativement mal lorsque le vent est important. Cela explique pourquoi l’exposition du cheval dépend beaucoup de son environnement.

Culicoides responsables de la dermite estivale et zones fréquemment atteintes

Pourquoi certains chevaux développent-ils une dermite et d’autres non ?

Tous les chevaux exposés aux Culicoides ne développent pas une DERE.

La maladie apparaît chez des individus prédisposés dont le système immunitaire réagit excessivement aux allergènes contenus dans la salive des insectes.

Plusieurs facteurs peuvent intervenir.

Une prédisposition génétique

Une composante génétique existe.

La maladie a été décrite dans de nombreuses races, mais certaines populations semblent davantage prédisposées.

Cela ne signifie pas qu’un cheval d’une race particulière développera nécessairement une DERE.

L’âge

Les premiers signes apparaissent fréquemment chez de jeunes adultes après une ou plusieurs saisons d’exposition.

Une première période de sensibilisation peut précéder l’apparition des symptômes.

L’environnement

Un cheval vivant dans une zone où les Culicoides sont nombreux sera davantage exposé aux piqûres.

La proximité :

  • de zones humides ;
  • d’eau stagnante ;
  • de boue ;
  • de matières organiques humides

peut augmenter la pression exercée par les insectes.

L’exposition antérieure

Certains chevaux importés à l’âge adulte depuis des régions où les Culicoides sont absents ou peu présents peuvent présenter un risque particulier lorsqu’ils sont exposés pour la première fois dans un nouvel environnement.


Quels sont les premiers signes de dermite estivale ?

Le signe le plus caractéristique est le prurit, c’est-à-dire une démangeaison importante.

Au début, de petites papules peuvent apparaître autour des sites de piqûres. Elles sont souvent difficiles à voir sous les crins.

Le cheval commence ensuite à :

  • se gratter contre les murs ;
  • se frotter contre les clôtures ;
  • utiliser les arbres ou mangeoires pour se gratter ;
  • agiter fréquemment la queue ;
  • mordiller certaines régions du corps ;
  • montrer une agitation inhabituelle.

Les frottements répétés provoquent alors les lésions les plus visibles.

Si le principal problème de votre cheval est une démangeaison dont la cause reste inconnue, consultez notre article Cheval qui se gratte : quand s’inquiéter ?


À quoi ressemblent les lésions de DERE ?

Les lésions peuvent comprendre :

  • crins cassés ;
  • alopécie ou dépilation ;
  • excoriations ;
  • croûtes ;
  • abrasions ;
  • petites plaies liées au grattage ;
  • épaississement de la peau dans les formes anciennes ;
  • plis cutanés plus marqués dans les cas chroniques.

Des infections cutanées secondaires peuvent apparaître lorsque le cheval se traumatise continuellement en se grattant.

La sévérité est très variable.

Certains chevaux présentent simplement une crinière légèrement frottée tandis que d’autres deviennent extrêmement prurigineux et provoquent eux-mêmes des lésions importantes.

Évolution des lésions de dermite estivale chez le cheval

Où se trouvent généralement les lésions ?

La localisation dépend notamment des espèces d’insectes impliquées.

Les régions classiquement atteintes comprennent surtout :

  • la crinière ;
  • l’encolure ;
  • le garrot ;
  • la croupe ;
  • la base de la queue.

La tête et les oreilles peuvent également être touchées.

Chez certains chevaux, une présentation ventrale existe avec des lésions au niveau :

  • du ventre ;
  • de la ligne ventrale ;
  • parfois de régions voisines.

La localisation seule ne suffit pas à confirmer le diagnostic.


Comment la maladie évolue-t-elle au fil des années ?

La DERE est une maladie récidivante.

Chez de nombreux chevaux, les premières saisons présentent des symptômes relativement modérés.

Avec les années, les épisodes peuvent devenir :

  • plus précoces ;
  • plus longs ;
  • plus sévères.

Lorsque le cheval se gratte chaque année au même endroit, la peau peut progressivement devenir :

  • épaissie ;
  • plissée ;
  • dépilée durablement.

Les crins peuvent repousser moins correctement dans certaines zones chroniquement lésées.

C’est une raison importante pour mettre en place les mesures préventives avant que les lésions soient importantes.


La dermite estivale est-elle contagieuse ?

Non.

La DERE est une hypersensibilité individuelle.

Un cheval atteint ne transmet donc pas sa dermite estivale à un autre cheval.

Deux chevaux vivant dans le même pré peuvent ainsi être exposés aux mêmes insectes alors qu’un seul développe des symptômes.

En revanche, certaines maladies pouvant ressembler à une dermite sont contagieuses ou transmissibles, notamment :

  • certaines parasitoses ;
  • la dermatophytose ou teigne ;
  • certaines infections cutanées.

Une écurie dans laquelle plusieurs chevaux commencent simultanément à présenter des lésions mérite donc une investigation.


Comment le vétérinaire diagnostique-t-il une dermite estivale ?

Le diagnostic repose principalement sur l’ensemble formé par :

  • la nature des lésions ;
  • leur localisation ;
  • l’intensité du prurit ;
  • la saison d’apparition ;
  • les récidives les années précédentes ;
  • l’environnement du cheval.

Un cheval présentant tous les étés une démangeaison importante de la crinière et de la base de la queue constitue un tableau très évocateur.

Cependant, il faut parfois éliminer d’autres causes.


Existe-t-il un test sanguin pour confirmer la DERE ?

Il n’existe actuellement aucun examen complémentaire permettant de confirmer avec certitude une DERE dans tous les cas.

Des tests allergologiques ou des mesures d’IgE peuvent être proposés dans certains contextes, mais leur interprétation est limitée et ils ne remplacent pas le tableau clinique.

Le diagnostic reste donc essentiellement clinique.

Cette distinction est importante : un test « positif » à un allergène ne doit pas être interprété isolément comme la preuve que cet allergène explique toutes les lésions du cheval.


Quelles maladies peuvent être confondues avec une dermite estivale ?

Plusieurs affections peuvent provoquer des démangeaisons ou une dépilation.

Le vétérinaire peut notamment envisager :

Les ectoparasites

Poux et acariens peuvent provoquer un prurit parfois important.

Les oxyures

Les femelles d’Oxyuris equi déposent leurs œufs autour de l’anus. Cela peut provoquer un frottement marqué de la queue et être confondu avec une atteinte liée à la DERE.

La gale chorioptique

Elle touche surtout les membres et constitue un diagnostic différentiel important chez certains chevaux à fanons abondants.

La dermatophytose

La teigne provoque généralement davantage de zones dépilées et squameuses que de prurit intense, mais les présentations sont variables.

D’autres allergies

Certains chevaux peuvent présenter d’autres réactions d’hypersensibilité.

L’onchocercose

Certaines manifestations cutanées liées à Onchocerca cervicalis peuvent également entrer dans le diagnostic différentiel.

C’est précisément pour cette raison qu’un cheval qui se gratte ne doit pas automatiquement être déclaré « dermiteux ».


Peut-on guérir définitivement la dermite estivale ?

Il n’existe actuellement pas de traitement simple permettant d’éliminer définitivement la prédisposition allergique.

La prise en charge poursuit essentiellement deux objectifs :

  1. réduire au maximum les piqûres d’insectes ;
  2. contrôler le prurit et l’inflammation lorsque ceux-ci sont présents.

Une bonne gestion peut considérablement améliorer le confort du cheval.

En revanche, les symptômes peuvent réapparaître chaque année dès que l’exposition aux insectes recommence.


Comment protéger un cheval atteint de DERE ?

La prévention des piqûres constitue la base de la prise en charge.

Elle est particulièrement efficace lorsqu’elle débute avant l’apparition des premières lésions.

Utiliser une couverture adaptée

Une couverture spécifiquement conçue pour les chevaux atteints de DERE peut protéger :

  • l’encolure ;
  • le corps ;
  • le ventre ;
  • parfois la base de la queue et la tête selon le modèle.

Le maillage doit limiter efficacement le passage des petits moucherons.

La couverture doit être :

  • correctement ajustée ;
  • suffisamment respirante ;
  • surveillée quotidiennement ;
  • entretenue ;
  • remplacée ou réparée lorsqu’elle est déchirée.

Découvrez notre guide consacré à la prévention de la dermite estivale chez le cheval.

Adapter les horaires de sortie

Lorsque cela est possible, il peut être utile de réduire l’exposition pendant les périodes où les Culicoides sont particulièrement actifs.

Le crépuscule constitue une période importante de risque.

Selon les espèces présentes localement, le début de matinée et la nuit peuvent également être concernés.

Il est donc préférable d’adapter la stratégie à l’environnement plutôt que de considérer une seule heure comme universellement sûre.

Utiliser un bâtiment adapté

Les Culicoides sont de mauvais voiliers.

Une écurie bien ventilée et équipée, dans certaines situations, de ventilateurs créant un courant d’air suffisamment important peut réduire leur capacité à atteindre le cheval.

L’environnement intérieur doit néanmoins rester sain, ventilé et confortable.

Limiter les zones favorables aux Culicoides

Lorsque cela est possible :

  • évitez les paddocks très proches de zones marécageuses ;
  • réduisez les zones d’eau stagnante ;
  • gérez correctement les fumières ;
  • limitez les accumulations persistantes de matière organique humide.

Cela ne permet pas d’éliminer tous les insectes, mais peut contribuer à diminuer l’exposition.

Prévention de la dermite estivale avec couverture intégrale et environnement ventilé

Les répulsifs sont-ils efficaces ?

Les répulsifs peuvent compléter les barrières physiques mais ne doivent généralement pas être considérés comme la seule protection d’un cheval fortement atteint.

Leur efficacité dépend notamment :

  • de la substance active ;
  • de sa concentration ;
  • de la durée d’action ;
  • de la transpiration ;
  • de la pluie ;
  • de la fréquence d’application.

Un produit destiné aux chevaux doit être utilisé selon les instructions du fabricant.

Évitez d’appliquer une substance irritante directement sur une peau excoriée ou fortement inflammatoire.


Les huiles essentielles, le vinaigre et les remèdes naturels fonctionnent-ils ?

Il existe de nombreux témoignages concernant :

  • huiles essentielles ;
  • huile de cade ;
  • vinaigre ;
  • plantes ;
  • préparations artisanales.

Cependant, leur efficacité contre la DERE n’est pas suffisamment démontrée pour les présenter comme des traitements de référence.

Certaines préparations peuvent également irriter une peau déjà lésée.

Le terme « naturel » ne garantit ni l’efficacité ni l’innocuité.

La priorité doit rester la réduction des piqûres, la protection mécanique et la prise en charge vétérinaire du prurit lorsque cela est nécessaire.


Quels traitements le vétérinaire peut-il utiliser ?

Le traitement dépend de la sévérité.

Dans les formes importantes, le vétérinaire peut notamment chercher à réduire :

  • l’inflammation ;
  • le prurit ;
  • les infections secondaires lorsqu’elles existent.

Corticoïdes

Les corticoïdes peuvent être efficaces pour contrôler l’inflammation et le prurit.

Le choix :

  • de la molécule ;
  • de la voie d’administration ;
  • de la dose ;
  • de la durée

doit être réalisé par le vétérinaire.

Lorsque cela est adapté au cas, un traitement local peut limiter l’exposition systémique.

Antibiotiques

Ils ne constituent pas un traitement de la DERE elle-même.

Ils peuvent être nécessaires lorsqu’une infection bactérienne secondaire est diagnostiquée.

Antihistaminiques

Les antihistaminiques systémiques ne montrent pas une efficacité suffisamment constante pour être considérés comme une solution majeure de la DERE.

Soins cutanés

Certaines lésions nécessitent des soins locaux destinés à :

  • nettoyer sans agresser ;
  • protéger la peau ;
  • traiter une infection secondaire ;
  • diminuer l’irritation.

Le choix dépend de l’état réel de la peau.

Pour approfondir ce point, consultez notre guide consacré au traitement de la dermite estivale chez le cheval.


Les oméga-3 ou compléments alimentaires sont-ils utiles ?

De nombreux compléments sont commercialisés pour les chevaux sensibles de la peau.

Cependant, les données disponibles ne montrent pas de bénéfice clinique suffisamment convaincant pour considérer les acides gras ou d’autres compléments comme une solution principale contre la DERE.

Une ration équilibrée reste évidemment importante pour la santé générale et la qualité de la peau, mais elle ne remplace pas la protection contre les piqûres.


Existe-t-il un vaccin contre la dermite estivale ?

Des recherches sont en cours, notamment sur des stratégies immunologiques ciblant certaines voies impliquées dans le prurit et l’inflammation allergique.

Les résultats expérimentaux de plusieurs approches sont intéressants.

Cependant, il n’existe actuellement pas de vaccin de routine disponible permettant de prévenir définitivement la DERE.

Il faut donc rester prudent face aux produits présentés commercialement comme une « vaccination contre la dermite » lorsqu’ils ne correspondent pas à un vaccin validé pour cette indication.


Peut-on monter un cheval atteint de dermite estivale ?

Cela dépend du confort du cheval et de la localisation des lésions.

Une activité peut rester possible lorsque :

  • le prurit est bien contrôlé ;
  • la peau n’est pas douloureuse ;
  • les zones de contact avec la selle et la sangle sont intactes ;
  • l’exercice ne provoque pas une aggravation évidente des lésions.

En revanche, il vaut mieux éviter le travail monté lorsque :

  • le cheval est très agité par le prurit ;
  • des lésions se trouvent sous la selle ou la sangle ;
  • la peau est suintante ou douloureuse ;
  • le harnachement provoque des frottements ;
  • le cheval montre une gêne importante.

La décision doit donc être basée sur le bien-être et l’état cutané, pas sur l’idée que l’exercice « soigne » la dermite.


Quand faut-il appeler le vétérinaire ?

Un avis vétérinaire est particulièrement utile lorsque :

  • le cheval se gratte jusqu’au sang ;
  • les lésions deviennent étendues ;
  • la peau est très épaissie ou douloureuse ;
  • un écoulement ou du pus apparaît ;
  • le cheval devient difficile à manipuler à cause du prurit ;
  • l’état se dégrade malgré les mesures de prévention ;
  • les symptômes apparaissent en dehors de la saison habituelle ;
  • plusieurs chevaux sont atteints ;
  • le diagnostic est incertain ;
  • la perte de poids ou l’état général se dégradent.

Il faut également consulter lorsque le propriétaire traite chaque année une prétendue « dermite » sans qu’un diagnostic vétérinaire ait jamais été établi.


La DERE peut-elle affecter le bien-être du cheval ?

Oui.

Une démangeaison chronique importante peut entraîner :

  • agitation ;
  • irritabilité ;
  • frottements compulsifs ;
  • blessures répétées ;
  • diminution du repos ;
  • diminution du temps passé à manger dans les cas sévères ;
  • amaigrissement ;
  • difficultés d’utilisation sportive.

Il ne faut donc pas considérer la dermite estivale comme un simple défaut esthétique de la crinière.

Une DERE sévère constitue une véritable affection chronique pouvant dégrader considérablement le confort de vie.


Tableau récapitulatif : reconnaître une dermite estivale

ÉlémentCaractéristiques typiques
Cause principaleHypersensibilité aux allergènes de salive de Culicoides
SaisonnalitéGénéralement printemps à automne
Signe principalPrurit intense
Zones fréquentesCrinière, encolure, garrot, croupe, base de la queue
LésionsCrins cassés, dépilation, croûtes, excoriations
Contagieuse ?Non
DiagnosticPrincipalement clinique
ÉvolutionRécidivante et parfois plus sévère avec les années
Prévention prioritaireRéduire les piqûres d’insectes
TraitementContrôle du prurit/inflammation et complications selon le cas

FAQ sur la dermite estivale du cheval

La dermite estivale disparaît-elle en hiver ?

Chez de nombreux chevaux, les symptômes diminuent fortement ou disparaissent lorsque les insectes ne sont plus actifs.

Dans les formes anciennes, certaines modifications de la peau ou pertes de crins peuvent cependant rester visibles.

Un cheval peut-il développer une DERE à l’âge adulte ?

Oui.

La maladie apparaît souvent après une période de sensibilisation et certains chevaux développent leurs premiers signes après un changement d’environnement ou une nouvelle exposition aux Culicoides.

La dermite estivale est-elle héréditaire ?

Il existe une composante génétique et une prédisposition familiale peut être observée.

Cependant, la maladie est multifactorielle et il n’existe pas actuellement de test génétique simple permettant de prédire avec certitude quels chevaux développeront une DERE.

La DERE est-elle contagieuse ?

Non.

Un cheval atteint ne transmet pas son hypersensibilité à ses congénères.

Pourquoi mon cheval se gratte-t-il surtout la crinière et la queue ?

Ces régions correspondent à des sites de piqûres privilégiés pour plusieurs espèces d’insectes impliquées dans la DERE.

D’autres causes restent néanmoins possibles.

Faut-il commencer la couverture seulement lorsque le cheval se gratte ?

Idéalement non.

Chez un cheval dont la DERE est connue, la prévention est généralement plus efficace lorsqu’elle commence avant l’installation importante des lésions.

Les antihistaminiques suffisent-ils ?

Généralement non. Leur efficacité dans la DERE est limitée et variable.

La réduction des piqûres reste l’élément central.

Peut-on utiliser uniquement un répulsif ?

Dans les formes légères, un répulsif peut apporter une aide, mais une DERE importante nécessite souvent plusieurs mesures combinées.

Existe-t-il un traitement définitif ?

Pas actuellement.

La maladie peut souvent être bien contrôlée, mais la prédisposition allergique persiste.


Sources et références

Cet article s’appuie notamment sur :

  • les recommandations de l’IFCE relatives à la dermatite estivale récidivante des équidés ;
  • les données du Merck Veterinary Manual sur les hypersensibilités aux piqûres de Culicoides ;
  • les ressources du RESPE consacrées à la dermite estivale ;
  • les données scientifiques disponibles sur la prévention, le diagnostic et le traitement de l’hypersensibilité aux insectes chez le cheval.

Conclusion

La dermite estivale chez le cheval est une maladie allergique chronique et récidivante liée principalement à une hypersensibilité aux piqûres de Culicoides.

Le prurit est son signe dominant.

Les frottements répétés provoquent ensuite :

  • crins cassés ;
  • dépilation ;
  • croûtes ;
  • plaies ;
  • épaississement chronique de la peau.

Le diagnostic repose surtout sur la saisonnalité, la localisation des lésions, leur caractère récidivant et l’exclusion d’autres causes de démangeaisons.

La stratégie la plus importante consiste à réduire l’exposition aux insectes avant que les lésions deviennent importantes.

Chez les chevaux atteints, la combinaison d’une protection physique, d’une gestion adaptée de l’environnement et, lorsque cela est nécessaire, d’un traitement vétérinaire contre le prurit permet souvent d’améliorer considérablement le confort.

Pour approfondir : consultez une fiche vétérinaire détaillée de l’IFCE, consacrée à la dermatite estivale récidivante des équidés.

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