La dermite estivale chez le cheval, appelée plus précisément dermatite estivale récidivante des équidés (DERE), est avant tout une maladie allergique liée aux piqûres d’insectes, en particulier aux moucherons du genre Culicoides.
Mais tous les chevaux exposés à ces insectes ne développent pas la maladie.
Pour qu’une DERE apparaisse, plusieurs éléments interviennent : exposition aux allergènes contenus dans la salive des insectes, fonctionnement du système immunitaire, prédisposition génétique, âge, historique d’exposition et conditions environnementales favorisant la présence des Culicoides.
Il est donc important de distinguer trois notions :
- la cause déclenchante principale : l’exposition aux allergènes salivaires des Culicoides ;
- les facteurs de risque individuels : notamment la prédisposition génétique et l’histoire d’exposition ;
- les facteurs environnementaux : ils augmentent ou diminuent surtout la quantité de Culicoides auxquels le cheval est exposé.
À retenir : la boue, le fumier, une mauvaise litière ou l’alimentation ne sont pas, à eux seuls, les causes de la dermite estivale. La DERE est principalement une hypersensibilité aux piqûres d’insectes chez un équidé susceptible.
Pour une présentation complète de la maladie, consultez notre guide sur la dermite estivale chez le cheval.

Causes de la dermite estivale chez le cheval : quel est le mécanisme principal ?
La cause la mieux établie de la DERE est une hypersensibilité à des protéines présentes dans la salive de moucherons du genre Culicoides.
Ces petits insectes hématophages piquent le cheval pour prendre leur repas sanguin.
Lors de la piqûre, des protéines salivaires sont déposées dans la peau.
Chez la majorité des chevaux, cette exposition ne provoque pas de maladie importante.
Chez certains individus prédisposés, le système immunitaire reconnaît cependant ces protéines comme des allergènes et déclenche une réaction disproportionnée.
Le résultat est une inflammation cutanée accompagnée d’un prurit parfois très intense.
Le cheval se gratte ensuite contre :
- clôtures ;
- murs ;
- arbres ;
- mangeoires ;
- autres supports.
Une grande partie des lésions visibles — crins cassés, dépilation, excoriations, croûtes et épaississement cutané — est alors liée au grattage répété.
Quel rôle joue l’IgE ?
La réponse immunitaire impliquée dans la DERE est complexe, mais une réaction impliquant des immunoglobulines E (IgE) dirigées contre des allergènes salivaires de Culicoides est largement documentée.
D’autres cellules et médiateurs de l’inflammation participent également à la maladie.
La DERE ne doit donc pas être comprise comme une simple irritation provoquée mécaniquement par une piqûre.
Il s’agit véritablement d’une réaction d’hypersensibilité chez un cheval susceptible.
Pourquoi tous les chevaux piqués par des Culicoides ne développent-ils pas une dermite ?
Parce que l’exposition à l’insecte ne suffit pas.
Dans une même pâture, deux chevaux peuvent être piqués par les mêmes populations de Culicoides et réagir très différemment.
L’un peut ne présenter aucun signe tandis que l’autre développe chaque année un prurit important.
Cette différence repose notamment sur :
- la prédisposition génétique ;
- la capacité du système immunitaire à tolérer ou à réagir contre les allergènes ;
- l’âge ;
- l’histoire d’exposition aux insectes ;
- l’intensité de l’exposition.
La DERE est donc considérée comme une maladie multifactorielle.

La dermite estivale est-elle génétique ?
Il existe bien une prédisposition génétique.
Les recherches montrent que la susceptibilité à l’hypersensibilité aux piqûres d’insectes possède une composante héréditaire et polygénique, c’est-à-dire qu’elle ne dépend pas d’un seul gène.
Selon les études et les populations équines, l’héritabilité rapportée est généralement faible à modérée.
Cela signifie que la génétique influence le risque, mais qu’elle ne détermine pas à elle seule si un cheval développera ou non la maladie.
Un cheval atteint ne transmet donc pas automatiquement une DERE à tous ses descendants.
Inversement, un cheval sans signe clinique peut appartenir à une population génétiquement prédisposée.
À l’heure actuelle, il n’existe pas de test génétique validé permettant de prédire avec certitude qu’un cheval développera une DERE.
Certaines races sont-elles davantage prédisposées ?
La DERE a été décrite dans de nombreuses races.
Une fréquence plus importante a cependant été rapportée dans certaines populations, notamment chez plusieurs races de poneys et chez certaines populations de chevaux islandais.
L’IFCE cite notamment :
- Welsh ;
- Shetland ;
- Connemara.
Mais ces observations doivent être interprétées avec prudence.
La race n’est pas un diagnostic et ne suffit jamais à prédire individuellement la maladie.
Les différences observées entre populations peuvent associer :
- patrimoine génétique ;
- environnement ;
- climat ;
- pression d’exposition aux insectes ;
- histoire d’exposition.

Quel rôle joue l’âge ?
Les premiers signes apparaissent souvent après une ou plusieurs saisons d’exposition aux insectes.
L’IFCE rapporte que de nombreux chevaux commencent à présenter des signes vers 3 à 4 ans.
Cela correspond à la nécessité d’une phase préalable de sensibilisation immunitaire.
Mais une DERE peut apparaître plus tard.
Un cheval adulte jusqu’alors indemne peut notamment déclarer la maladie après :
- un changement de région ;
- une modification importante de son environnement ;
- une augmentation de son exposition aux Culicoides ;
- plusieurs saisons successives de sensibilisation.
L’absence de dermite chez un jeune cheval ne garantit donc pas qu’il n’en développera jamais.
La provenance du cheval influence-t-elle le risque ?
Oui, et les chevaux islandais constituent un exemple particulièrement intéressant.
Les Culicoides responsables de l’hypersensibilité équine ne sont pas présents en Islande dans les mêmes conditions que sur le continent européen.
Les chevaux nés en Islande puis importés adultes dans des régions où ils sont fortement exposés aux Culicoides présentent un risque particulièrement important de développer une hypersensibilité.
Une étude prospective portant sur des chevaux islandais importés en Suisse a observé qu’environ la moitié des chevaux suivis développaient une hypersensibilité aux piqûres d’insectes au cours des années suivant leur arrivée.
Cela montre que l’histoire d’exposition du cheval joue un rôle important dans le risque de développer la maladie, en interaction avec son nouvel environnement.
L’environnement provoque-t-il directement la dermite ?
Non.
L’environnement agit principalement en modifiant l’exposition du cheval aux insectes.
Un pré humide ne provoque pas directement une réaction allergique.
En revanche, certaines caractéristiques de l’environnement permettent aux Culicoides de se développer en plus grande quantité ou facilitent leur contact avec les chevaux.
Plus la pression d’exposition augmente, plus un cheval sensible risque de présenter des signes.
Température et saison
L’activité des Culicoides dépend fortement des conditions climatiques.
En climat tempéré, leur activité est principalement observée pendant les mois suffisamment chauds.
L’IFCE indique que leur développement est favorisé approximativement entre 15 et 35 °C.
En France, les adultes sont principalement présents entre le printemps et l’automne.
Dans des régions plus chaudes, notamment autour du bassin méditerranéen, la période d’exposition peut être plus longue.
La notion de « dermite estivale » doit donc toujours être interprétée en fonction du climat local.
Les zones humides favorisent-elles les Culicoides ?
Oui, certaines zones humides sont importantes comme gîtes larvaires.
Les femelles pondent dans différents substrats humides.
Les larves peuvent notamment se développer à proximité :
- de mares ;
- d’étangs ;
- de cours d’eau ;
- de zones vaseuses ;
- d’ornières humides ;
- de sols mal drainés ;
- de certains amas de matière organique humide.
Cela ne signifie toujours pas que « l’humidité cause la dermite ».
Elle peut surtout favoriser la reproduction locale des Culicoides et donc augmenter l’exposition du cheval à leurs piqûres.
Quel rôle joue le vent ?
Le vent est un facteur important.
Les Culicoides sont de très petits insectes et de mauvais voiliers.
Une forte circulation d’air limite :
- leurs déplacements ;
- leur entrée dans certains bâtiments ;
- leur capacité à atterrir sur le cheval et à se nourrir.
À l’inverse, les endroits abrités du vent peuvent favoriser davantage leur présence autour des chevaux.
C’est aussi la raison pour laquelle des ventilateurs puissants sont parfois utilisés dans la stratégie de prévention des chevaux atteints.
Le fumier provoque-t-il la dermite estivale ?
Non.
C’est un raccourci à éviter.
Le fumier ne provoque pas directement l’allergie.
Certaines fumières ou accumulations de matière organique humide peuvent toutefois constituer des environnements favorables à certaines populations de Culicoides.
La gestion du fumier peut donc contribuer à réduire certains gîtes larvaires à proximité des chevaux, mais elle ne constitue pas à elle seule un traitement ou une garantie de prévention.
Pour mieux comprendre cette distinction, consultez notre article consacré au rôle du fumier et de l’hygiène de l’écurie dans les maladies de peau du cheval.
Dire :
« le cheval a de la dermite parce qu’il y a du fumier »
serait scientifiquement incorrect.

Une mauvaise hygiène provoque-t-elle la dermite ?
Non.
Un cheval parfaitement entretenu peut développer une DERE.
La maladie ne signifie donc pas que le cheval ou l’écurie sont sales.
L’hygiène reste néanmoins importante car une peau fortement grattée peut développer :
- plaies ;
- excoriations ;
- surinfection secondaire.
Une bonne gestion de l’environnement aide également à réduire certaines populations d’insectes.
Mais hygiène et cause allergique doivent être clairement distinguées.
D’autres insectes que les Culicoides peuvent-ils être impliqués ?
Les Culicoides constituent les insectes les mieux documentés et doivent rester au centre de l’explication de la DERE.
Cependant, d’autres insectes hématophages peuvent provoquer des réactions d’hypersensibilité chez le cheval.
Parmi eux sont notamment évoqués :
- simulies ;
- stomoxes ;
- moustiques ;
- taons ;
- autres mouches piqueuses.
Ils peuvent provoquer des réactions cutanées ressemblant à certaines formes d’hypersensibilité aux insectes.
L’IFCE indique également que certains de ces insectes pourraient participer à la dermatite estivale chez certains chevaux.
Cela ne justifie toutefois pas de remplacer l’explication principale :
dans la DERE classique, les allergènes salivaires des Culicoides restent les principaux agents impliqués.
Les allergies alimentaires provoquent-elles la dermite estivale ?
Il faut distinguer DERE et autres maladies allergiques.
Une allergie alimentaire n’est pas considérée comme la cause habituelle de la dermatite estivale récidivante.
Des réactions alimentaires peuvent exister chez le cheval, mais leur rôle dans les dermatoses prurigineuses reste beaucoup moins bien établi que celui de l’hypersensibilité aux insectes.
Le consensus international sur les maladies cutanées allergiques équines souligne notamment que le rôle des aliments dans les dermatites prurigineuses du cheval demeure mal défini.
Il ne faut donc pas conclure :
« mon cheval se gratte en été, donc il faut changer son alimentation ».
Un changement de ration sans indication précise risque surtout d’éloigner du véritable mécanisme.
Et les allergies à la poussière, au foin ou à la litière ?
Les chevaux peuvent souffrir d’autres maladies allergiques.
Des hypersensibilités à des allergènes environnementaux sont décrites en dermatologie équine.
Mais elles ne doivent pas être confondues automatiquement avec la DERE.
Une maladie allergique :
- non saisonnière ;
- sans relation nette avec l’activité des insectes ;
- présentant une distribution inhabituelle ;
peut nécessiter l’exploration d’autres diagnostics.
C’est particulièrement important lorsqu’un cheval est présenté simplement comme ayant « une dermite ».
Le mot dermite signifie inflammation cutanée ; il ne désigne pas obligatoirement la DERE.
Le stress peut-il provoquer une dermite estivale ?
Le stress n’est pas reconnu comme cause primaire démontrée de la DERE.
Il peut influencer le comportement, le bien-être général ou la tolérance au prurit, mais on ne doit pas expliquer une hypersensibilité aux Culicoides simplement par :
- stress ;
- ennui ;
- changement de travail ;
- tempérament.
Chez un cheval présentant un prurit saisonnier typique, il faut rechercher en priorité une véritable cause dermatologique.
L’alimentation influence-t-elle le risque de DERE ?
Il n’existe actuellement pas de preuve permettant d’affirmer qu’une ration particulière provoque ou guérit la DERE.
Une alimentation équilibrée reste naturellement importante pour :
- l’état général ;
- la qualité de la peau ;
- la cicatrisation ;
- le maintien d’un poids adapté.
Mais cela est différent d’un traitement étiologique.
Aucun aliment ou complément ne remplace la réduction de l’exposition aux insectes chez un cheval allergique aux Culicoides.
Pourquoi la dermite revient-elle chaque année ?
Une fois sensibilisé aux allergènes concernés, le cheval est réexposé lorsque les populations d’insectes réapparaissent.
La maladie suit donc souvent un schéma :
retour des Culicoides → nouvelles piqûres → réaction allergique → prurit → grattage → lésions.
C’est ce qui explique son caractère :
- saisonnier ;
- récidivant.
Chez certains chevaux, les signes peuvent également devenir plus marqués au fil des années.
Le grattage chronique provoque progressivement :
- épaississement cutané ;
- dépilation persistante ;
- lésions secondaires ;
- détérioration des crins.
C’est pourquoi une stratégie préventive débutée avant l’apparition des lésions importantes est préférable.
Consultez notre guide consacré à la prévention de la dermite estivale chez le cheval.
Cause, facteur de risque ou facteur aggravant : quelle différence ?
| Élément | Rôle dans la DERE |
|---|---|
| Allergènes salivaires de Culicoides | Cause déclenchante principale de l’hypersensibilité |
| Prédisposition génétique | Facteur de susceptibilité |
| Expositions antérieures | Participent à la sensibilisation immunitaire |
| Âge | Influence notamment le moment d’apparition clinique |
| Climat chaud compatible avec l’activité des insectes | Augmente l’exposition |
| Gîtes larvaires humides | Favorisent localement les populations de Culicoides |
| Faible circulation d’air | Favorise le contact des insectes avec le cheval |
| Fumière humide proche | Peut contribuer à certains gîtes larvaires |
| Mauvaise hygiène | Ne provoque pas la DERE mais peut favoriser des complications cutanées |
| Allergie alimentaire | Pas une cause habituelle établie de DERE |
| Stress | Pas une cause primaire démontrée |
| Alimentation | Importante pour la santé générale mais pas traitement étiologique de DERE |
Peut-on savoir à l’avance quel cheval développera une dermite ?
Pas avec certitude.
On peut identifier des facteurs augmentant le risque :
- antécédents familiaux ;
- race ou population prédisposée ;
- provenance ;
- forte exposition environnementale.
Mais aucun de ces éléments ne permet de prédire individuellement la maladie avec certitude.
Il n’existe actuellement :
- ni test génétique validé permettant cette prédiction ;
- ni test allergologique suffisamment fiable pour dépister un cheval sain et annoncer qu’il développera forcément une DERE.
Le diagnostic reste principalement clinique lorsqu’apparaissent les signes compatibles.
Comprendre les causes change-t-il la prévention ?
Oui.
Si la DERE est principalement une réaction aux piqûres de Culicoides, la stratégie logique est de réduire le nombre de piqûres.
Cela explique l’intérêt de mesures comme :
- protection physique adaptée ;
- choix des horaires de sortie ;
- ventilation ;
- réduction de certains gîtes larvaires ;
- adaptation de l’environnement ;
- répulsifs ou insecticides appropriés lorsque leur utilisation est indiquée.
Ces mesures ne modifient pas la génétique du cheval.
Elles agissent sur le facteur sur lequel le propriétaire dispose du plus de contrôle : l’exposition aux insectes.
Quand faut-il remettre en question le diagnostic de dermite estivale ?
Une DERE est particulièrement évocatrice lorsque les démangeaisons :
- sont fortement saisonnières ;
- réapparaissent chaque année ;
- correspondent à la période d’activité des insectes ;
- concernent des zones typiques comme la crinière, le garrot, la croupe ou la base de la queue.
Mais toutes les démangeaisons ne sont pas des DERE.
Il faut envisager d’autres causes si :
- plusieurs chevaux développent brutalement des lésions transmissibles ;
- le prurit persiste sans saisonnalité ;
- les membres sont principalement atteints ;
- des parasites sont possibles ;
- les lésions sont atypiques ;
- la réponse aux mesures anti-insectes est insuffisante.
Poux, acariens, oxyures, dermatophytose, infections et autres maladies allergiques peuvent produire des signes proches.
FAQ — Causes de la dermite chez le cheval
Quelle est la principale cause de la dermite estivale ?
La DERE est principalement provoquée par une hypersensibilité aux allergènes contenus dans la salive des Culicoides.
Pourquoi un cheval développe-t-il une dermite et pas son voisin ?
Parce que la susceptibilité individuelle diffère. La génétique, l’histoire d’exposition et la réponse immunitaire interviennent en plus de la quantité de piqûres reçues.
La dermite est-elle héréditaire ?
Il existe une composante génétique polygénique, mais la maladie n’est pas transmise selon un schéma simple. Aucun test génétique prédictif validé n’est actuellement disponible.
La boue provoque-t-elle la dermite estivale ?
Non. Certaines zones humides favorisent les gîtes larvaires de Culicoides, mais la boue n’est pas la cause allergique de la DERE.
Le fumier provoque-t-il la dermite ?
Non. Une fumière humide peut contribuer à un environnement favorable à certains Culicoides, mais elle ne provoque pas directement la maladie.
Une allergie alimentaire peut-elle provoquer une DERE ?
Ce n’est pas le mécanisme reconnu de la DERE. Les allergies alimentaires éventuelles appartiennent à un autre diagnostic différentiel.
Le stress provoque-t-il la dermite ?
Le stress n’est pas une cause primaire démontrée de dermatite estivale récidivante.
Un cheval peut-il développer une dermite pour la première fois à l’âge adulte ?
Oui. Une sensibilisation progressive ou un changement d’environnement et d’exposition aux insectes peuvent conduire à l’apparition de signes chez un cheval adulte.
Peut-on prévenir la maladie si le cheval est génétiquement prédisposé ?
On ne peut pas modifier sa prédisposition génétique, mais on peut souvent diminuer fortement son exposition aux piqûres d’insectes.
Conclusion
Les causes de la dermite estivale chez le cheval ne se résument ni à la chaleur, ni à l’humidité, ni au fumier.
La DERE apparaît principalement lorsque un cheval susceptible développe une hypersensibilité aux allergènes salivaires de Culicoides.
Plusieurs facteurs modulent ensuite le risque :
- prédisposition génétique ;
- âge et sensibilisation ;
- provenance et historique d’exposition ;
- climat ;
- présence locale de gîtes larvaires ;
- intensité de l’exposition aux insectes.
L’environnement est donc très important, mais surtout parce qu’il influence la quantité de Culicoides auxquels le cheval est exposé.
Cette distinction permet d’éviter des mesures inutiles comme modifier arbitrairement la ration ou traiter une supposée « allergie à la litière » sans diagnostic.
La stratégie doit au contraire cibler le mécanisme réellement impliqué : réduire l’exposition aux insectes et contrôler la réaction inflammatoire chez les chevaux atteints.
Pour la prise en charge médicale, consultez également notre guide consacré au traitement de la dermite estivale chez le cheval.
Sources et références
- IFCE équipédia — Dermatite estivale récidivante des équidés (dermite).
- Marsella R., White S., Fadok V.A. et al. — Equine allergic skin diseases: Clinical consensus guidelines of the World Association for Veterinary Dermatology. Veterinary Dermatology, 2023;34(3):175–208.
- Cox A., Stewart A.J. — Insect Bite Hypersensitivity in Horses: Causes, Diagnosis, Scoring and New Therapies. Animals, 2023;13(15):2514.
- Shrestha M. et al. — Genome-Wide Association Study of Insect Bite Hypersensitivity in Swedish-Born Icelandic Horses. Journal of Heredity, 2015;106(4):366–374.
- Torsteinsdottir S. et al. — A prospective study on insect bite hypersensitivity in horses exported from Iceland into Switzerland. Acta Veterinaria Scandinavica, 2018;60:69.
- Merck Veterinary Manual — Biting Midges of Animals.