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Fumier de cheval : stockage, compostage, épandage et valorisation

Horse Education Publié le · mis à jour le · 14 min de lecture
fumier de cheval
Image d’illustration générée par IA

Le fumier de cheval est constitué principalement des crottins, de l’urine et de la litière retirés des boxes ou des aires d’hébergement.

Bien géré, il représente une véritable ressource organique pouvant être :

  • compostée ;
  • épandue ;
  • valorisée en agriculture ou en jardinage ;
  • évacuée vers une filière adaptée.

Mal géré, il peut au contraire favoriser :

  • mauvaises odeurs ;
  • prolifération de certaines mouches ;
  • ruissellement chargé en nutriments ;
  • accumulation de boue et de matière organique ;
  • pertes d’éléments fertilisants.

La bonne gestion du fumier ne consiste donc pas simplement à « éloigner le tas de l’écurie ». Elle commence dès le curage et se poursuit jusqu’au stockage, au compostage éventuel et à la valorisation finale.

À retenir : un tas de fumier qui reste plusieurs mois dans un coin n’est pas automatiquement du compost. Le compostage est un processus biologique aérobie qui doit être correctement piloté pour obtenir un produit homogène et valorisable.

Fumier de cheval stocké correctement dans une écurie
Image d’illustration générée par IA

Fumier de cheval : de quoi est-il réellement composé ?

Le fumier produit dans une structure équine associe généralement :

  • matières fécales ;
  • urine absorbée par la litière ;
  • paille, copeaux, lin ou autre matériau de litière ;
  • parfois de petites quantités de fourrage perdu.

Sa composition varie donc fortement selon :

  • le type de litière ;
  • la quantité utilisée ;
  • la fréquence de curage ;
  • le mode d’hébergement ;
  • l’alimentation ;
  • la proportion de crottins par rapport à la litière.

Un fumier très pailleux ne possède pas les mêmes caractéristiques qu’un fumier fortement imprégné d’urine et de matières fécales.

Cette différence influence notamment sa capacité à composter correctement.


Quelle quantité de fumier produit un cheval ?

La quantité varie considérablement selon :

  • poids du cheval ;
  • alimentation ;
  • litière ;
  • système de curage ;
  • durée passée au box.

À titre d’ordre de grandeur, l’University of Minnesota estime qu’un cheval d’environ 450 kg produit, uniquement sous forme de fèces et d’urine, environ 25 kg de déjections fraîches par jour.

Une fois la litière ajoutée, le volume à gérer peut être nettement supérieur.

Pour plusieurs chevaux hébergés au box, cela représente rapidement plusieurs tonnes de fumier et de litière chaque année.

Il est donc préférable d’anticiper la gestion du fumier dès la conception d’une structure plutôt que de rechercher une solution lorsque la fumière déborde.


Pourquoi faut-il gérer correctement le fumier de cheval ?

Une mauvaise gestion peut créer plusieurs types de problèmes.

Prolifération de certaines mouches

Les mouches domestiques et les mouches des étables peuvent se développer dans les matières organiques humides telles que :

  • fumier vieillissant ;
  • litière souillée ;
  • restes de nourriture humide.

Une réduction régulière de ces substrats est donc une composante importante de la lutte contre ces mouches.

Cela ne signifie pas que tous les insectes autour des chevaux se reproduisent dans le fumier.

Les taons, moustiques et Culicoides n’ont pas tous les mêmes habitats larvaires.

Certaines fumières très humides peuvent être favorables à certaines espèces de Culicoides, mais le fumier ne constitue pas « la cause » de la dermite estivale.

La DERE reste une hypersensibilité aux allergènes salivaires de ces insectes chez un cheval prédisposé.


Odeurs

Une matière organique accumulée dans de mauvaises conditions peut produire des odeurs importantes, notamment lorsque sa décomposition devient insuffisamment aérée.

Un compostage correctement conduit est au contraire un processus essentiellement aérobie.


Ruissellement et pollution

Lorsqu’une fumière reçoit beaucoup d’eau de pluie ou laisse s’écouler des jus vers l’environnement, elle peut entraîner :

  • azote ;
  • phosphore ;
  • matière organique ;
  • microorganismes

vers les sols ou les eaux de surface.

Le stockage doit donc empêcher autant que possible les écoulements incontrôlés.


Où stocker le fumier de cheval ?

Le lieu de stockage doit être pensé en fonction :

  • du nombre de chevaux ;
  • du volume produit ;
  • de la fréquence d’évacuation ;
  • des engins utilisés ;
  • de la pente du terrain ;
  • de la proximité des eaux ;
  • des règles locales.

Une fumière bien conçue doit permettre :

  • accès facile pour le curage et l’enlèvement ;
  • récupération ou maîtrise des éventuels jus ;
  • limitation du ruissellement ;
  • stockage pratique et sécurisé.

Dans les structures importantes, une plateforme étanche facilite généralement cette gestion.

L’IFCE recommande notamment des dispositifs permettant d’éviter la dispersion des jus de fumier dans l’environnement.


Faut-il couvrir le tas de fumier ?

Cela peut être utile selon le système de stockage.

Limiter l’apport excessif d’eau de pluie peut :

  • réduire les jus ;
  • éviter un tas constamment détrempé ;
  • mieux maîtriser son humidité ;
  • faciliter certaines opérations de compostage.

Mais un compost actif a besoin d’une quantité suffisante d’humidité.

L’objectif n’est donc pas de dessécher complètement la matière.

Un compost trop sec se décompose mal ; un tas saturé d’eau manque au contraire d’oxygène et peut devenir malodorant.


Quelle différence entre stockage et compostage ?

Différence entre stockage du fumier et compostage du fumier de cheval
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C’est une distinction essentielle.

Stockage

Le fumier est simplement accumulé avant :

  • enlèvement ;
  • épandage ;
  • compostage ;
  • autre valorisation.

Des transformations biologiques ont naturellement lieu, mais elles ne sont pas nécessairement contrôlées.

Compostage

Le compostage est une décomposition biologique aérobie pilotée.

Il nécessite un équilibre entre :

  • matière organique ;
  • oxygène ;
  • humidité ;
  • température ;
  • structure du tas.

Le processus doit permettre aux microorganismes aérobies de transformer progressivement le fumier en un produit plus homogène et stable.

Un tas laissé six mois sans surveillance ne doit donc pas automatiquement être appelé compost.


Comment composter correctement le fumier de cheval ?

Le protocole exact dépend de la matière disponible et du système choisi.

Les principes essentiels restent cependant les mêmes.

Une matière suffisamment équilibrée

Un fumier contenant énormément de paille ou de copeaux peut être très riche en carbone.

La fermentation peut alors être plus difficile ou plus lente.

À l’inverse, un fumier suffisamment chargé en crottins et urine peut généralement être composté plus facilement.


Une humidité adaptée

La matière doit être humide sans être saturée d’eau.

L’University of Minnesota compare la bonne humidité à celle d’une éponge essorée.

Un tas excessivement sec peut nécessiter un apport d’eau.

Un tas gorgé d’eau doit surtout retrouver :

  • drainage ;
  • structure ;
  • aération.

De l’oxygène

Le compostage nécessite de l’air.

Cela peut être obtenu par :

  • retournement ;
  • structure suffisamment poreuse ;
  • systèmes d’aération spécifiques.

Le retournement permet également de déplacer vers le centre les parties extérieures qui ont moins chauffé.


Une montée en température contrôlée

L’augmentation de température traduit l’activité microbienne.

Un compostage correctement conduit peut atteindre des températures suffisantes pour réduire :

  • larves et œufs de certaines mouches ;
  • graines adventices ;
  • certains agents pathogènes ;
  • certains stades parasitaires.

Mais cette hygiénisation dépend de la température réellement atteinte et de sa durée, et non simplement de l’âge du tas.

L’IFCE préconise notamment, pour une bonne hygiénisation, une température d’au moins 50 °C maintenue pendant environ un mois et demi.

Un tas dont seules les couches centrales chauffent ne sera pas assaini de manière homogène s’il n’est jamais retourné.

Compostage du fumier de cheval avec retournement de l’andain
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Le compostage détruit-il tous les parasites ?

Il ne faut pas le promettre.

Un compostage correctement conduit et suffisamment chaud peut réduire fortement la viabilité de nombreux organismes et limiter la dissémination de parasites lors de l’épandage.

Mais son efficacité dépend :

  • de la température ;
  • du temps passé à cette température ;
  • de l’homogénéité ;
  • des retournements.

Un tas froid ou simplement vieilli n’offre pas les mêmes garanties.

L’IFCE souligne justement l’intérêt du suivi de la température et, lorsque cela est pertinent, d’analyses parasitologiques.


Combien de temps faut-il pour obtenir du compost ?

Il n’existe pas une durée universelle.

Le temps dépend notamment :

  • de la matière de départ ;
  • du climat ;
  • de l’humidité ;
  • des retournements ;
  • de l’aération ;
  • du système utilisé.

Dans l’itinéraire technique présenté par l’IFCE, deux retournements espacés de plusieurs semaines sont suivis d’une phase de maturation.

Le compost mature se reconnaît mieux à son évolution qu’à une date fixe :

  • température revenue vers celle de l’environnement ;
  • matière plus homogène ;
  • forte diminution de la reconnaissance des composants initiaux ;
  • aspect sombre et plus stable.

L’IFCE rapporte également une réduction du volume de l’ordre de 30 à 50 % pendant le processus.


Comment savoir si un compost est prêt ?

Un compost mature présente généralement :

  • température proche de la température ambiante ;
  • odeur beaucoup moins marquée ;
  • aspect homogène ;
  • couleur brune à sombre ;
  • texture plus fine ;
  • matières initiales beaucoup moins reconnaissables.

Il ne doit plus connaître une forte remontée de température simplement après brassage.

Si la matière chauffe encore fortement, le processus n’est probablement pas terminé.


Pourquoi composter plutôt que simplement stocker ?

Un compostage bien conduit présente plusieurs avantages.

Il peut :

  • réduire le volume à transporter ;
  • améliorer l’homogénéité ;
  • diminuer les odeurs ;
  • réduire certains organismes indésirables ;
  • détruire des graines adventices ;
  • produire un amendement plus facile à épandre.

L’IFCE souligne également que le compost correctement produit est plus homogène que le fumier brut et s’intègre plus facilement au sol après épandage.


Peut-on épandre du fumier de cheval directement ?

Cela dépend :

  • du type de fumier ;
  • de la parcelle ;
  • du besoin agronomique ;
  • de la période ;
  • de la réglementation applicable.

Il est donc incorrect de dire :

« Il ne faut jamais épandre de fumier brut. »

Le fumier équin brut peut être épandu dans certaines situations.

Cependant, sur une pâture destinée aux chevaux, le compostage présente plusieurs avantages :

  • matière plus homogène ;
  • moins d’amas de litière ;
  • réduction de certains parasites et pathogènes ;
  • meilleure facilité de répartition.

La décision doit être intégrée à une véritable gestion agronomique des sols.


Pourquoi faut-il être prudent sur les pâtures utilisées par les chevaux ?

Les crottins constituent une partie importante du cycle de plusieurs parasites gastro-intestinaux.

Réintroduire continuellement des matières fécales insuffisamment traitées sur une pâture fréquentée par les chevaux peut donc contribuer à maintenir une contamination parasitaire.

Un compostage efficace réduit ce risque.

Cela ne remplace cependant pas :

  • gestion des pâtures ;
  • coproscopies ;
  • traitements antiparasitaires raisonnés ;
  • recommandations vétérinaires.

Quand peut-on remettre les chevaux sur une pâture après épandage ?

La réponse dépend :

  • du produit épandu ;
  • du pays ;
  • de la réglementation ;
  • de la parcelle.

Par exemple, dans le cadre réglementaire européen utilisé par l’IFCE pour le compost équin, un délai de trois semaines après épandage est préconisé avant pâturage ou fauche.

Cette règle ne doit toutefois pas être extrapolée automatiquement à tous les pays.

Les obligations locales doivent être vérifiées avant l’épandage.


Quelle quantité de fumier ou compost faut-il épandre ?

Il ne faut pas déterminer la dose uniquement en fonction de la quantité de fumier disponible.

La quantité appropriée dépend notamment :

  • des besoins du sol ;
  • du type de culture ou de prairie ;
  • de la composition du produit ;
  • des apports déjà réalisés ;
  • de la réglementation.

Une analyse de sol permet d’éviter :

  • excès d’azote ;
  • accumulation de phosphore ou potassium ;
  • fertilisation inutile.

Dans son itinéraire consacré au compost équin, l’IFCE donne à titre indicatif des apports d’environ 10 à 20 tonnes de compost par hectare, à adapter aux caractéristiques agronomiques.


Fumier et mouches : quel est réellement le lien ?

Il existe un lien important avec certaines espèces.

Les mouches domestiques et les mouches des étables peuvent pondre dans :

  • fumier humide vieillissant ;
  • litière souillée ;
  • fourrage en décomposition ;
  • autres matières organiques humides.

Une bonne gestion consiste donc notamment à :

  • retirer régulièrement le fumier des zones d’hébergement ;
  • éviter l’accumulation de litière souillée ;
  • limiter les zones organiques constamment humides ;
  • composter ou évacuer correctement les déchets.

La gestion des substrats larvaires est souvent plus efficace que de simplement multiplier les insecticides contre les mouches adultes.

Pour protéger directement la tête du cheval, consultez aussi notre guide sur le masque anti-mouche pour cheval.


Le fumier provoque-t-il la dermite estivale ?

Non.

Le fumier n’est pas la cause de la DERE.

Cette maladie est principalement une hypersensibilité aux allergènes salivaires de Culicoides.

Certaines zones de matière organique humide, dont certaines fumières, peuvent servir de gîtes larvaires à certaines espèces de Culicoides.

Il faut donc distinguer :

fumier humide → environnement potentiellement favorable à certains insectes

de :

fumier → dermite estivale.

La deuxième formulation est incorrecte.


Le fumier provoque-t-il la gale de boue ou la dermatophilose ?

Pas directement de cette manière.

Dermatite du paturon

La dermatite du paturon est un syndrome multifactoriel.

Un sol humide, souillé ou très boueux peut contribuer à la macération et à l’altération de la barrière cutanée, mais le fumier n’est pas une cause unique de « gale de boue ».

Dermatophilose

La dermatophilose est provoquée par Dermatophilus congolensis.

L’exposition chronique à l’humidité favorise fortement la maladie, mais dire que « le fumier provoque la dermatophilose » serait là encore incorrect.

La gestion des déjections fait donc partie de l’hygiène de l’écurie et de la prévention de certains facteurs favorisant les maladies de peau, sans remplacer le diagnostic d’une dermatose.

Pour approfondir le rôle du terrain et de l’humidité, consultez notre guide sur la gestion de la pâture, de la boue et de l’humidité chez le cheval.


Comment réduire les nuisances autour d’une fumière ?

Une gestion efficace repose sur plusieurs principes :

  • éviter les accumulations incontrôlées ;
  • maîtriser les eaux de pluie et les jus ;
  • conserver un accès facile pour l’enlèvement ;
  • limiter les déchets non biodégradables ;
  • organiser une fréquence d’évacuation adaptée ;
  • empêcher l’accès des chevaux à la fumière ;
  • surveiller les populations de mouches.

Il est également préférable de séparer clairement la zone de stockage :

  • du fourrage ;
  • des points d’eau ;
  • des lieux de préparation des aliments ;
  • des zones où les chevaux stationnent en permanence.

Que peut-on mettre dans le fumier destiné au compostage ?

Il est préférable de limiter le tas aux matières réellement compostables provenant de la gestion des chevaux :

  • crottins ;
  • urine absorbée ;
  • litière biodégradable ;
  • petites quantités de fourrage.

Évitez d’y jeter :

  • plastiques ;
  • ficelles ;
  • emballages ;
  • seringues ;
  • médicaments ;
  • matériaux synthétiques ;
  • autres déchets non biodégradables.

Un fumier propre est beaucoup plus facile à valoriser.


Comment valoriser le fumier de cheval ?

Épandage homogène de compost de fumier de cheval sur une prairie
Image d’illustration générée par IA

Plusieurs solutions sont possibles selon la structure.

Compostage puis retour au sol

C’est l’une des solutions les plus intéressantes lorsque :

  • l’espace est disponible ;
  • le processus peut être correctement conduit ;
  • des surfaces agricoles permettent l’utilisation du compost.

Épandage

Le fumier ou le compost peut être épandu dans le respect des besoins du sol et de la réglementation.

Un épandeur à fumier permet d’obtenir une répartition plus régulière sur les surfaces importantes.

Évacuation vers une autre exploitation

Certaines structures trouvent des débouchés auprès :

  • d’agriculteurs ;
  • d’horticulteurs ;
  • de plateformes de compostage ;
  • d’autres filières locales de valorisation.

La solution la plus pertinente dépend fortement du contexte local.


Réglementation : existe-t-il une règle unique pour le fumier de cheval ?

Non.

Les règles concernant :

  • stockage ;
  • distances ;
  • épandage ;
  • proximité des eaux ;
  • quantité d’azote ;
  • transport ;
  • utilisation du compost

dépendent du pays et parfois de la région.

En France, l’IFCE rappelle que plusieurs cadres peuvent intervenir, notamment le règlement sanitaire départemental et, dans certaines zones, les dispositions liées à la directive Nitrates.

Il ne faut donc pas reproduire sur Internet une distance ou une durée de stockage comme si elle s’appliquait partout.

Avant tout projet important de stockage ou d’épandage, vérifiez les règles applicables localement.


Tableau : stockage, fumier brut ou compost ?

Produit / situationAvantage principalPoint de vigilance
Fumier fraîchement retiréPeut être rapidement évacué ou valoriséVolume important, litière encore très visible
Fumier stockéPermet d’attendre évacuation ou valorisationGestion des jus, odeurs et insectes
Compost actifTransformation accélérée de la matièreNécessite oxygène, humidité et suivi
Compost matureProduit homogène, volume réduit, plus facile à épandreVérifier maturité et usage agronomique
Fumier brut épanduValorisation directe possible selon contexteParasites, amas de litière, réglementation
Compost épanduRépartition plus homogène et matière hygiénisée si processus réussiRespecter dose, sol et réglementation

Checklist pratique pour une petite écurie

Une gestion simple peut déjà être efficace :

  • prévoir dès le départ où ira le fumier ;
  • curer régulièrement les zones d’hébergement ;
  • éviter que l’eau de pluie ruisselle dans le tas ;
  • retirer les plastiques et autres déchets ;
  • choisir entre évacuation régulière et véritable compostage ;
  • surveiller l’humidité et les mouches ;
  • ne pas confondre stockage prolongé et compostage ;
  • valoriser le produit selon les besoins réels du sol ;
  • connaître les règles locales avant épandage.

FAQ — Fumier de cheval

Le fumier de cheval est-il un bon engrais ?

Il apporte de la matière organique et différents éléments fertilisants.

Sa valeur varie toutefois selon la litière, le stockage et la composition du fumier.

Il est préférable de raisonner son utilisation comme un amendement ou fertilisant organique plutôt que de l’épandre sans connaître les besoins du sol.

Combien de temps faut-il laisser composter du fumier de cheval ?

Il n’existe pas de durée universelle.

Un compost doit être suivi selon sa température, son humidité, son aération et sa maturation.

Un tas laissé un an devient-il forcément du compost ?

Non.

Il se décomposera, mais un compostage véritable est un processus aérobie piloté.

Le compostage tue-t-il les parasites ?

Un compost correctement conduit et suffisamment chaud peut réduire fortement certains parasites et agents pathogènes.

Un tas froid ou mal géré n’offre pas les mêmes garanties.

Le fumier attire-t-il les mouches ?

Certaines espèces, notamment les mouches domestiques et les mouches des étables, utilisent les matières organiques humides comme sites de développement larvaire.

Le fumier provoque-t-il la dermite estivale ?

Non.

Il peut, dans certaines situations humides, contribuer à un environnement favorable à certains insectes, mais la DERE reste une hypersensibilité aux piqûres de Culicoides.

Peut-on épandre du fumier frais ?

C’est possible dans certains contextes, mais cela dépend du terrain, de l’usage, de la réglementation et de la stratégie agronomique.

Le compostage présente plusieurs avantages pour les pâtures équines.

Peut-on utiliser le compost de fumier au jardin ?

Un compost mature peut être valorisé comme amendement organique lorsque sa qualité et les conditions d’utilisation sont adaptées.

Conclusion

Le fumier de cheval ne doit être considéré ni uniquement comme un déchet ni automatiquement comme un compost prêt à l’emploi.

Une gestion efficace repose sur quatre étapes :

  • collecte ;
  • stockage adapté ;
  • compostage ou évacuation ;
  • valorisation raisonnée.

Le compostage constitue une option particulièrement intéressante car un processus correctement conduit permet :

  • de réduire le volume ;
  • d’obtenir une matière plus homogène ;
  • de diminuer les odeurs ;
  • de réduire certaines larves de mouches, graines adventices, agents pathogènes et parasites ;
  • de faciliter le retour de la matière organique au sol.

Mais ces bénéfices nécessitent un véritable processus de compostage associant oxygène, humidité, température et maturation.

Enfin, une bonne gestion du fumier contribue à maintenir une structure équine plus propre et à limiter certaines nuisances environnementales, sans pour autant présenter le fumier comme la cause directe des dermatoses du cheval.


Sources et références

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